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Ronaldinho : “Une année merveilleuse quand même”




Ronaldinho : “Une année merveilleuse quand même”
Après autant de victoires, de titres et une lune de miel qui a duré pendant des mois, l’échec inattendu en demi-finale de la Coupe du monde des clubs de la FIFA, Maroc 2013 devant le Raja de Casablanca a mis les joueurs de l’Atlético Mineiro dans une situation à laquelle ils n’étaient pas habitués et dans laquelle ils n’imaginaient pas se retrouver si tôt dans la compétition.
A la sortie du stade de Marrakech, la joie et l’optimisme qui caractérisaient les joueurs du Galo depuis deux ans ont laissé place à une grande tristesse, ce que personne n’essaie de cacher côté brésilien. “Il n’y a pas grand-chose à dire. La déception est aussi forte que nos ambitions quand nous sommes arrivés ici”, reconnaît Ronaldinho dans un entretien exclusif avec FIFA.com. “Nous nous attendions à ce genre de difficultés. Ce fut un beau match, ouvert, avec de nombreuses occasions de part et d’autre. Ils ont eu la chance de conclure les leurs”.
Tout le monde a du mal à trouver ses mots dans le camp des champions d’Amérique du Sud en titre, y compris le capitaine Réver qui, il y a quelques mois, était dans un état d’esprit diamétralement opposé au moment de soulever la Copa Libertadores. “Il vaut mieux ne pas s’exprimer à chaud pour ne pas dire des choses désagréables, qui pourraient créer de l’instabilité ou des problèmes dans le vestiaire”, affirme-t-il au micro de FIFA.com. 
“C’est révoltant et inacceptable d’être éliminé ainsi, surtout quand on débute avec l’étiquette de favori. Nous avons une équipe expérimentée, avec des joueurs aguerris comme Ronaldinho et Gilberto, qui ont déjà vécu ce genre de situations difficiles. Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de coupable pour cette élimination”.
A jamais dans l’histoire
 Si le présent est marqué par la déception, l’histoire et les événements d’un passé pas si lointain peuvent servir de motifs de réconfort pour Ronaldinho et ses coéquipiers. Après tout, ce qui se passe aujourd’hui fait penser aux difficultés connues par le club en 2011, qui avaient donné lieu à un rebond titanesque, avec à la clé un sacre historique en Libertadores. 
En d’autres termes, les succès ultérieurs ont été à la mesure des blessures subies. “Ce fut une année merveilleuse. Juste après le centenaire du club, nous avons écrit la plus belle ligne de son palmarès”, souligne Ronaldinho. “Nous sommes heureux d’avoir vécu cela, de représenter cette génération du club en cette année historique. Malheureusement, nous ne serons pas champions du monde. Cela va nous servir d’expérience pour la prochaine fois, pour être plus concentrés et ne pas répéter les mêmes erreurs.”
“Je suis très fier de faire partie de l’histoire de l’Atlético”, confirme Réver. “Aujourd’hui, c’est la tristesse qui prend le pas, mais il ne faut pas oublier notre joie en arrivant à Marrakech. On ne peut pas obtenir tout ce qu’on veut. Nous voulions beaucoup disputer cette finale, sans savoir si nous allions la gagner ou pas. Mais nous aurions au moins aimé tenter notre chance”, confie Réver.
Des raisons de se battre
 Ce qui restera également dans la mémoire des joueurs de l’Atlético, et plus particulièrement dans celle de Ronaldinho, c’est le comportement des Marocains au cours de ces dernières semaines et même au coup de sifflet final, lorsque des joueurs du Raja comme Vivien Mabide et Deo Kanda sont allés vers l’ancien joueur du FC Barcelone et de l’AC Milan pour le faire ovationner par le public. “Malgré la tristesse, ces témoignages d’affection me vont droit au cœur. C’est quelque chose d’extraordinaire de voir des adversaires vous traiter ainsi”, réagit le génie auriverde. “Des gestes comme ça vous marquent à vie”.
Certes, Ronaldinho aurait préféré remercier ses propres supporters. Il n’en reste pas moins que l’Atlético abordera son dernier match dans l’épreuve avec de sérieuses raisons de battre Guangzhou Evergrande FC, à commencer par celle d’éviter d’enregistrer le pire classement pour un club brésilien dans l’épreuve (l’Internacional avait été troisième en 2010), ou encore de permettre à Cuca, qui entraînera les Chinois de Shandong Luneng la saison prochaine, de partir sur une victoire.
“Nous n’avons pas trop parlé dans le vestiaire mais il est évident qu’au cours des prochains jours, il va falloir respirer un peu, dialoguer et tenter d’analyser ce qui n’a pas été. Nous voulons partir la tête haute”, conclut Ronaldinho. 

Libé
Samedi 21 Décembre 2013

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