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Rohani appelle à l'union contre le terrorisme

Manifestations contre le régime iranien devant le siège de l’ONU




Le président iranien Hassan Rohani a estimé lundi devant l'ONU qu'un "nouveau chapitre" s'était ouvert entre l'Iran et le reste du monde grâce à l'accord sur le nucléaire, plaidant pour la création d'un "front uni" contre l'extrémisme.
 "J'annonce fièrement qu'un nouveau chapitre a commencé dans les relations entre l'Iran et le monde", a lancé M. Rohani devant l'Assemblée générale des Nations unies, citant l'accord sur le nucléaire iranien conclu le 14 juillet entre Téhéran et les grandes puissances.
 Cet accord est "un brillant exemple" de "victoire sur la guerre" qui "peut ouvrir une nouvelle ère et mener à des résultats en vue de l'établissement de la paix et de la stabilité dans la région", a poursuivi M. Rohani, assurant que Téhéran, favorable à la paix au Moyen-Orient, ne ménageait pas ses efforts en ce sens.
 "Nous sommes prêts à aider à l'établissement de la démocratie en Syrie et au Yémen", a-t-il notamment déclaré, alors que l'Iran est accusé par ses rivaux sunnites de chercher à déstabiliser ces pays.
M. Rohani, dont le pays soutient, comme la Russie, le régime du président syrien Bachar Al-Assad, n'a cependant pas mentionné une seule fois le nom de son allié.
 "La plus grave menace contre le monde aujourd'hui est que des organisations terroristes parviennent à créer des Etats terroristes", a-t-il dit, regrettant que "les soulèvements nationaux au Moyen-Orient soient détournés par les terroristes et que le destin des nations soit déterminé par les armes et la terreur plutôt que par les bulletins de vote".
 "Nous sommes prêts à aider à éradiquer le terrorisme et à ouvrir la voie vers la démocratie", a-t-il assuré, avant d'appeler à la constitution d'un front uni contre l'extrémisme.
 "Je voudrais inviter le monde entier, et particulièrement les pays de ma région, à constituer un front uni contre l'extrémisme et la violence", a lancé M. Rohani, en dénonçant l'"échec de la communauté internationale" face aux conflits en Irak, en Syrie et au Yémen.
Il a plaidé pour le "dialogue" et le "développement des échanges économiques" dans la région, meilleurs moyens selon lui d'apaiser les tensions.
En introduction de ce discours conciliant, M. Rohani s'en était toutefois violemment pris à L'Arabie Saoudite, après le drame du pèlerinage de la Mecque, où 769 personnes, dont 226 Iraniens, ont trouvé la mort dans une gigantesque bousculade.
Le président iranien a d'ailleurs écourté son séjour à New York et devait rentrer à Téhéran après son discours, pour assister à une cérémonie de rapatriement des corps des victimes.
 Environ un millier de personnes se sont en parallèle rassemblées à proximité du siège des Nations unies pour exprimer leur opposition au régime iranien.

Mercredi 30 Septembre 2015

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