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Réunion du Groupe de contact sur la Libye : Aide financière pour la rébellion




Réunion du Groupe de contact sur la Libye : Aide financière pour la rébellion
Le Groupe de contact sur la Libye, chargé du suivi politique de l'intervention internationale dans ce pays, a décidé mercredi au Qatar la création d'un fonds d'aide à la rébellion et réitéré la nécessité d'un départ du colonel Mouammar Kadhafi pour régler le conflit.
Le président français, Nicolas Sarkozy, et le Premier ministre britannique, David Cameron, sont tombés d'accord lors d'un entretien à Paris sur la nécessité d'accroître «la pression militaire» sur Kadhafi, qui «reste déterminé à maintenir son effort de guerre contre sa propre population».
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, qui doit participer à la réunion de l'Otan, a dénoncé quant à elle les «attaques sauvages et continues» du régime Kadhafi contre des civils et de «nouvelles atrocités», faisant état d'informations selon lesquelles ses forces ont fait usage d'artillerie et de mortiers contre des zones résidentielles de Misrata (ouest) et coupé l'eau et l'électricité dans la ville.
Lors de sa réunion, le Groupe de contact a souligné la nécessité de fournir aux rebelles qui tiennent l'Est de la Libye les moyens de se défendre, tout en se refusant à inclure explicitement dans cette aide des équipements militaires. Une vingtaine de pays et d'organisations y ont participé, sous la coprésidence de la Grande-Bretagne et du Qatar, près de quatre semaines après le début, le 19 mars, d'une intervention militaire multinationale sous mandat de l'ONU.
Selon le communiqué final, le Groupe de contact a décidé «la mise en place d'un mécanisme financier temporaire» pour doter le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, «des moyens pour gérer les aides et répondre aux besoins urgents» des régions contrôlées par la rébellion.
Aucune indication n'a été donnée sur la dotation de ce fonds, mais la rébellion a indiqué qu'elle attendait que des fonds gelés dans le cadre des sanctions contre le régime Kadhafi soient mis à sa disposition. Le Groupe a reconnu le CNT comme le représentant «légitime» du peuple libyen et réitéré la nécessité du départ du colonel Kadhafi pour mettre un terme à la crise. Il a également décidé de fournir un soutien à la rébellion, y compris «un soutien matériel» dans le cadre des résolutions 1970 et 1973 de l'ONU, qui prévoient notamment un embargo sur les armes.
Interrogés sur la portée de cette décision, les ministres britannique et italien des Affaires étrangères, William Hague et Franco Frattini, ont semblé diverger.
M. Hague a évoqué la fourniture de moyens de communications, mais M. Frattini a estimé que «la résolution 1973 n'interdit pas de fournir des armes, des armes non offensives, des armes d'auto-défense».
Le Premier ministre du Qatar, Hamad ben Jassem ben Jabr Al-Thani, a souligné que «le peuple libyen a le droit d'assurer sa défense face aux attaques continues des forces pro-Kadhafi» et que «l'autodéfense nécessite des équipements, qui ne soient pas offensifs mais défensifs».
Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a pour sa part précisé à propos du soutien aux rebelles qu'il était envisagé de «les aider à se financer, à se renforcer» mais qu'il «n'a pas été question de livraisons d'armes».
La rébellion a indiqué qu'elle pourrait demander à certains Etats de la coalition internationale des armes «défensives» pour protéger les civils. Mahmoud Chammam, responsable de l'information au sein du CNT, a exclu que le Conseil finance l'achat d'armes grâce au nouveau fonds, assurant que ce dernier devrait «répondre aux besoins de base du peuple libyen».
«Il est important que la coalition montre sa totale détermination à protéger les populations civiles, à faire cesser les sièges, dignes du Moyen-âge, de Misrata et Zenten (ouest), et à faire rentrer les troupes de Kadhafi dans leurs casernes», a indiqué une source française à l'issue de la réunion de MM. Sarkozy et Cameron à Paris.
Avant cet entretien, M. Cameron avait affirmé que la France et la Grande-Bretagne voulaient «vraiment faire pression sur Kadhafi et mettre un terme au meurtre horrible de civils qu'il continue de perpétrer».
Les Etats-Unis qui avaient pris le commandement de la coalition dans un premier temps, avant d'annoncer le retrait de leurs appareils d'attaque au sol, ont révélé mercredi que des avions de combats américains bombardaient toujours la défense aérienne libyenne.

AFP
Vendredi 15 Avril 2011

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