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Réunion à Vienne des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique : L'Iran et la Syrie au menu de l'AIEA




Le Conseil des gouverneurs des 35 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) se réunit à partir d’hier à Vienne pour des discussions qui seront essentiellement centrées sur les épineux dossiers nucléaires iranien et syrien et qui devraient déboucher sur un durcissement.  Les bases de ces discussions à huis clos qui devraient durer au moins cinq jours sont deux récents rapports établis par l'agence onusienne. L'un accuse l'Iran de continuer à enrichir de l'uranium et de refuser de répondre clairement aux questions persistantes sur les dimensions militaires de son programme nucléaire.
Le deuxième rapport fustige la Syrie que l'AIEA accuse de ne pas coopérer pleinement avec ses inspecteurs qui tentent de déterminer si Damas a effectivement cherché à construire un complexe nucléaire dans le désert sur un site bombardé par l'aviation israélienne en 2007.
L'Iran continue d'assurer que son programme est strictement civil, pacifique et destiné uniquement à la production d'électricité. Ce que contestent les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux qui affirment que l'Iran cherche à se doter de l'arme atomique.
De son côté, la Syrie dément dissimuler un programme nucléaire.
Vendredi, l'Iran a accusé les Etats-Unis d'avoir utilisé de "faux documents" et d'avoir eu recours à des subterfuges pour assurer que Téhéran essayait de fabriquer des armes nucléaires.
Cette lettre de huit pages -écrite par Ali Asghar Soltanieh l'émissaire iranien à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)- qualifiait de "fabriquées, sans fondements et fausses" les allégations de Washington contre la république islamique. La lettre ne précisait pas quels documents seraient faux.
"En se mêlant au travail de l'AIEA et en exerçant des pressions politiques diverses, le gouvernement des Etats-Unis a essayé de gâcher l'esprit de coopération entre la république islamique d'Iran et l'AIEA", affirmait Soltanieh dans cette lettre adressée au directeur général de l'AIEA Mohamed ElBaradei. Cette lettre s'en prenait aussi violemment à la Grande-Bretagne et à la France pour leur "mauvaise volonté et motivation politique" dans leurs relations avec l'Iran.
A signaler à ce propos que l'ouverture de ses travaux, le directeur général Mohamed El-Baradei a informé le Conseil des gouverneurs que l'Iran n'avait pas suspendu son programme d'enrichissement d'uranium. Il ajouté que Téhéran n'avait pas non plus répondu clairement aux questions persistantes sur les dimensions militaires de son programme nucléaire.
M. El-Baradei a exhorté l'Iran à "renouer le dialogue de manière substantielle" avec l'AIEA pour apporter la preuve que son programme nucléaire n'a aucun objectif militaire.

AFP
Mardi 8 Septembre 2009

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