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Retour du Maroc à l'UA : Le sprint final




Plus rien à attendre, le Maroc retrouvera bientôt sa place au sein de l’Union africaine. A Addis-Abeba, les réunions des représentants permanents vont bon train, et la demande marocaine sera certainement soumise à examen lors du prochain Sommet qui aura lieu les 30 et 31 janvier 2017. Le président tchadien Idriss Déby, qui assure la présidence de l’UA, soumettra la demande marocaine pour examen officiel.
Certes, avec 39 membres qui ont déjà validé cette demande, le Maroc met fin à une période de 33 ans de chaise vide. Mais, certaines parties continuent de dresser des embûches, afin d’empêcher le Maroc de retrouver sa place, désormais soutenu par plusieurs alliés africains et fort d’une expérience de coopération économique et politique, modèle pour nombre  d’observateurs africains qui prônent l’équation « gagnant-gagnant ».  
Il faut dire, soutiennent des politiques, à raison d’ailleurs, que le choix de la chaise vide n’avait pas beaucoup aidé le Royaume à défendre ses propres intérêts stratégiques auprès d’Etats et amis du continent. Son absence a même laissé un vide que ses ennemis ont exploité et que ses amis n’ont pu combler pendant ces longues dernières décennies.
Aujourd’hui, les choses ont changé et même le risque de s’asseoir aux côtés d’un Etat fantomatique est dépassé, voire obsolète. En effet, le temps où l’on appelait les organisations de la société civile et institutionnelles à se retirer de toute rencontre ou institution où siège le Polisario est révolu. L’heure est à l’occupation de terrain et à l’explication des positions et réalités, soutiennent beaucoup de politiques marocains.
A preuve, il suffit de voir la campagne menée par Alger et ses sbires auprès de plusieurs Etats africains, afin d’endiguer l’arrivée imminente du Maroc au sein de l’UA. «A aucun moment, nous n’avons ressenti que le Polisario est à l’aise face à ce retour, alors qu’il pouvait bien en tirer profit et se targuer d’une éventuelle reconnaissance de facto par le Royaume », commente un enseignant universitaire de Fès.
Désormais, le combat sera engagé au sein des appareils de l’Union, alors que les choses se passaient sans aucune opposition, et même les alliés de Rabat ne savaient quoi faire face à l’absence de la partie concernée. « Ils ont raison, nos amis africains ; il faut soutenir un Etat qui est là, représenté et qui apporte sa version des faits et ses propres justifications et explications», conclut la même source.

Nouri Zyad
Vendredi 27 Janvier 2017

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