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Retour aux sources pour Malca

Casablanca, c’est ma source d’inspiration dans tous mes messages




La presse française  avait qualifié
sa chanson de “tube de l’été”, le jeune
chanteur franco-marocain sera
de retour à Casablanca, la ville
qui l’a vu grandir, pour un concert
prometteur à la Villa des arts.


C'est à travers "She Gets Too High", un mélange de musique populaire et d’électro branchée, qu’on a découvert Malca l’été dernier. Il avait dévoilé un seul titre, mais il n’en a pas fallu plus pour émoustiller la presse française, qui avait qualifié sa chanson de «tube de l’été». Il a depuis sorti d’autres chansons où il pioche dans tous les genres et fusionne ses multiples influences pour nous servir un breuvage entre pop élégante, funk et électro. L’auteur-compositeur-interprète franco-marocain de 27 ans sera de retour  aujourd’hui, 3 septembre, à Casablanca, la ville qui l’a vu grandir jusqu’à ses 18 ans, pour donner un concert prometteur à la Villa des arts.  Tantôt r’n’b lover, tantôt prince du raï, le chanteur présentera des titres où il unifie ses racines par un goût du romantisme partagé des deux côtés de la Méditerranée.
Né au Maroc, Malca a passé son enfance puis son adolescence à Casablanca. Il garde pour la métropole un amour immodéré, aime chiner dans les marchés de tissu et retrouver l’atmosphère si particulière de la métropole où résident toujours ses parents. «Par certains côtés, Casablanca ressemble à Los Angeles. Il y a les palmiers, les grandes villas, de la richesse, puis, quelques rues plus loin, des bidonvilles qui ressemblent à des ghettos. Une vraie dualité !», souligne l’artiste dans une déclaration au journal «LePoint Afrique». Après avoir décroché son bac au Lycée Lyautey, le chanteur s’est tourné vers la France. Il confie audit journal que c’est à Paris qu’il a pris conscience de son « africanité », lui le Casablancais au teint pâle et au look branché qui chante en anglais. «J’habite à Paris depuis sept ans mais je suis Marocain et j’ai grandi à Casablanca jusqu’à mes 18 ans. J’ai commencé très jeune la musique au Maroc. Cela partait d’une volonté de m’épanouir socialement, de rencontrer des gens. Et aussi de m’exprimer concrètement dans une ville où il est très difficile de se valoriser à travers la musique», explique le chanteur dans un entretien accordé au «Huffpostmaghreb». «Il y a peu d’opportunités, donc il faut essayer de se les créer. J’ai eu beaucoup de chance de grandir à Casablanca et d’y apprendre la musique; ça m’a donné l’envie de briser les codes de la musique marocaine», explique-t-il. Et d’ajouter : «Casablanca, c’est ma source d’inspiration dans tous mes messages. J’essaie toujours de retrouver l’authenticité de cette ville, qu’elle perd petit à petit avec tous ces nouveaux bâtiments ultramodernes. Je suis un grand nostalgique. J’essaie donc – et cela se verra dans mes prochains titres – de parler de tout ça, de créer une sorte de monde parallèle, un monde qui relie à la fois l’Orient et l’Occident, l’Amérique et le monde arabe. Je voulais faire une musique avec toute cette mixité qu’offre Casablanca».

Mehdi Ouassat
Samedi 3 Septembre 2016

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