Publicité
Pour vos Publicités sur le site
contactez admin@libe.ma
contactez admin@libe.ma
Samedi 26 Mai
6:21
Une avocate de Casablanca accuse : Un pavé dans la mare de la Haute instance du dialogue national sur la réforme de la justice
Finale de la Coupe du Trône de volley-ball : FAR-IRT à l’affiche
Divers
Cinquième journée du play-off de basketball : CRA-WAC pour une explication au sommet
Une commission parlementaire visite l’établissement pénitentiaire de Oukacha : Enquête sur les prisons
Laâyoune : Premières Journées pédagogiques sur l'environnement
Journée de réflexion à Rabat : Non à l’exploitation des «petites bonnes»
|
||||
Respectons la déontologie
La nouvelle est tombée comme un couperet. Le directeur de l'hebdomadaire « Al Michâal », Idriss Chahtane, a été condamné jeudi à un an de prison ferme et à une amende de 10.000 DH par Le tribunal de première instance de Rabat qui a également décidé sa mise sous écrou conformément aux dispositions de l'article 392 du Code de procédure pénale. La même juridiction a, par ailleurs, prononcé des peines de trois mois de prison ferme à l'encontre des journalistes Rachid Mhamid et Mustapha Hirane, assorties d'amendes de 5.000 DH chacun.
Faisant partie du long chapelet de condamnations qui ont égrené la vie des publications de presse depuis l’aube du XXIème siècle, ces jugements rappellent que le ver est dans le fruit depuis fort longtemps même si personne ne s’en émeut outre mesure et que nul ne veut prendre le taureau par les cornes. Quelques remarques préliminaires s’imposent à nous à ce propos. Partout dans le monde, il existe des lois pour réprimer les délits d’expression. Il y a existence aussi de chartes déontologiques qui définissent les droits et les devoirs des journalistes et d’autres documents qui délimitent les responsabilités de leurs employeurs. Au Maroc, il n’en est rien. Ou presque. Sous couvert de la défense de la liberté de la presse, l’amalgame entre ces deux catégories socioprofessionnelles a été, en effet, intentionnellement cultivé. Aussi, devons-nous rappeler que les procès intentés à la presse depuis l’an 2000 l’ont été contre des écrits commandités ou dûment signés par des patrons de presse. Qu’en conclure, si ce n’est que la pratique professionnelle a été tellement pervertie qu’il y a actuellement une telle prolifération de titres que cela tarit, à vue d’œil, les sources de financement d’un secteur qui reflète certes nos ambitions communes à davantage de démocratie, de liberté et de progrès, mais dont le modèle économique est actuellement en perte de vitesse partout à travers le monde. De cette situation, tous les intervenants sont responsables. Y compris le syndicat des journalistes. L’Etat est certes interpellé davantage dans le cas d’espèce. C’est, en fait, lui qui donne « agrément » à n’importe qui de faire n’importe quoi dans le plus total irrespect des lois sur la Constitution et le fonctionnement des sociétés anonymes ou à responsabilité limitée. Il participe également au pourrissement de la situation en permettant à des instituts de faire accroire aux jeunes que des enseignants qui ont la licence peuvent les former et leur délivrer des peaux d’âne qui équivalent au master. Outre qu’il a toujours été très peu regardant sur le respect par les journaux et autres périodiques nationaux des lois sociales en vigueur, l’Etat porte aussi la responsabilité dans ce qui est advenu de la presse nationale. En effet, il fait mine de ne pas savoir que des journaux existent dans notre pays depuis l’aube du siècle dernier, que des journalistes d’antan avaient intégré dans leur pratique quotidienne les dispositions de la Charte des devoirs professionnels des journalistes telle qu’elle avait été formulée dès 1918 et que d’autres continuent à respecter celles de la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes qui a été adoptée en 1971 à Munich, par diverses organisations internationales de journalistes. De fait, n’importe quel journaliste qui aurait été formé aux rudiments de base de l’exercice professionnel et qui aurait respecté les principes déontologiques les plus élémentaires aurait su que pour prendre le contre-pied d’une information avérée ou officielle, il ne peut recourir qu’à une source du même acabit, sinon il tomberait dans le travers des supputations, des allégations et, parfois, de la diffamation. Et là, il ne s’agit plus de journalisme, mais de tout à fait autre chose. Samedi 17 Octobre 2009
Ahmed SAAIDI
Lu 1603 fois
Commentaires articles
Nouveau commentaire :
Dans la même rubrique :
|
Horizons
Mali: un trésor en péril
|
|||
|
Libération Maroc 2008
|
||||