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Reportage : Ces fans "orphelins" qui changent d'obédience




Reportage : Ces fans "orphelins" qui changent d'obédience
Oubliant le temps de quelques jours l'amour de leur nation, de nombreux fanatiques de football ont dû troquer au Brésil leur maillot pour celui d'autres pays faute de pouvoir encourager leurs sélections favorites, non qualifiées.
"Ce n'est pas trop grave si votre pays n'est pas là, le football est un phénomène international", justifie le Chinois Wang Wei, en visite à Rio de Janeiro avec son épouse.
Pas moins de 32 pays sont représentés dans cette Coupe du monde, mais de nombreux mordus du ballon rond "orphelins" de leur sélection portent souvent les couleurs d'autres équipes, quitte à changer de favori en cours de route.
Nicholas Khoo et Wang Ying Shuang, originaires de Singapour, avaient opté pour le maillot de l'Espagne avant le match perdu par la Roja contre le Chili (2-0) au stade Maracana de Rio.
Déçus par le champion en titre, éliminé par les Chiliens, le couple annonce qu'il va désormais se rabattre sur l'Allemagne.
 "Je suis un fan d'Arsenal et ils ont plusieurs joueurs allemands, donc c'est mon second choix", explique Nicholas à l'AFP.
"J'aimerais bien voir aussi les équipes asiatiques, mais elles sont un peu moins bonnes que les autres", ajoute-t-il.
 
Préférences et aversion 
Rencontré au stade Maracana en marge du match Belgique-Russie (1-0) de dimanche à Rio, Raoul Kafuti vient de République démocratique du Congo. Comme beaucoup d'autres, il a jeté son dévolu sur l'équipe hôte.
"Quelle atmosphère géniale! Je m'éclate", explique cet étudiant vêtu aux couleurs de la "Seleçao", qui réside au Brésil dans le cadre d'une bourse gouvernementale.
Le Bolivien Luiz Espinosa, étudiant en médecine de 26 ans, est lui aussi supporteur du Brésil. Ravi de l’expérience au Maracana, il explique être "resté neutre" lors de ce Belgique-Russie.
"Habitant de Shijiazhuang, dans la province chinoise de Hebei (nord-est), Wang Wei porte une écharpe du Brésil mais il se dit ouvert pour éventuellement soutenir d'autres sélections... sauf une. "On ne s'entend pas toujours bien avec le Japon. Je ne peux simplement pas les soutenir", confie-t-il.
Padraig, un Irlandais de 28 ans, refuse de révéler son nom de famille. "J'habite en Angleterre et mes amis me tueraient" s'ils savaient qui je supporte".
Vêtu d'un tee-shirt argentin, l'ennemi traditionnel de l'Angleterre, il admet avoir célébré immodérément la victoire de l'Italie (2-1) contre les joueurs de Roy Hodgson.
De son côté, l'Ecossais Mark McConville a choisi de porter le maillot de son pays, même s'il n'est pas qualifié pour la compétition.
Et pendant la rencontre Uruguay-Angleterre (2-1) à Sao Paulo, il a vibré sans gêne pour Luis Suarez et compagnie alors que cette défaite a scellé l'élimination de l'équipe aux trois lions.
 

AFP
Vendredi 27 Juin 2014

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