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Rencontre au musée de la capitale provisoire de l’Etat palestinien : Taha Adnan déclame Mahmoud Darwich à Ramallah




Rencontre au musée de la capitale provisoire de l’Etat palestinien : Taha Adnan déclame Mahmoud Darwich à  Ramallah
Etudiant universitaire, Taha Adnan émerveillait des milliers de ses camarades à Marrakech, Rabat et Fès par la déclamation de ses poèmes, au point qu’on le comparaît au grand Mahmoud Darwich … Jeudi soir à Ramallah, le poète marocain, résidant à Bruxelles, devait donner des lectures entre les murailles d’une très belle bâtisse baptisée au nom du grand poète palestinien. Il s’agit  du musée qui s’est embelli davantage, le temps d’une soirée où le verbe magique de l’auteur de «Je hais l’amour» a donné la réplique à la belle architecture du musée de celui qui était devenu ambassadeur culturel de son peuple auprès de tous les pays du monde. Avant de se lancer dans l’aventure du mot ciselé, le directeur du musée a accompagné le poète marocain dans une visite aux différents pavillons de ce beau monument architectural, situé sur une colline qui donne sur la ville d’Al Qods occupée. Là, si le passeport de Taha Adnan lui permettait de passer outre les barrages de la honte, des amis à lui de la Cisjordanie rêvent d’y mettre les pieds … certains attendent même depuis plus de sept ans. D’ici là, ils peuvent la contempler depuis cet espace étendu sur une superficie de 9000 m2 qui se veut également un symbole de résistance, car il comprend également le jardin d’Al-Barwa - nom du village de Mahmoud Darwich en Palestine, rasé en 1948 par l’État d’Israël.
Invité par la Fondation Mahmoud Darwich dans le cadre du projet de dramaturgie arabe contemporaine, Taha Adnan a ensorcelé les férus de poésie à Ramallah, mais aussi des poètes venus de Beit Sahour et d’Al Qods occupée. De son dernier recueil «Je hais l’amour», le poète a lu le poème de même titre : … je n’aime pas la poésie ancienne/ Tributaire de commentaires/ D’une foule d’exégètes/ Je hais la critique moderne/ Monnaie facile». Puis le poème intitulé «Elégie d’Amado Diallo» dans lequel il dit : «… L’Afrique est enfer du monde/ Maudits sont ses fils/ Sans faute commise». Et «Nino», où Taha Adnan déclare : «Ce jeune homme/Banni par tous les royaumes/ Détruit par les batailles/ Chevalier de premier front/ Ami du danger». Et enfin, il a conclu sur un acrostiche tout à fait nouveau qui a le plus plu manifestement au public, en l’occurrence «Ton sourire est plus beau que le drapeau national» où l’on peut lire «…Ton sourire plus doux/ Que le printemps/ Que toutes les saisons/ Ton sourire plus joli/ Que les menées des masses/ Plus radieux que le peuple en rébellion…».

Mustapha Elouizi
Samedi 29 Décembre 2012

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