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Rencontre à Montreux entre des proches d'Assad et des opposants

Genève 2 s’ouvre sans optimisme excessif




Rencontre à Montreux entre des proches  d'Assad et des opposants
Après presque trois ans d'un mouvement de contestation qui a tourné à la guerre civile, des représentants du régime syrien et de l'opposition en exil devaient se rencontrer mercredi à Montreux, sous l'égide des grandes puissances, pour la première tentative visant à mettre fin au conflit syrien.
Sur le papier, les positions des deux camps "ennemis" sont irréconciliables. L'opposition demande le départ pur et simple de Bachar al-Assad, au pouvoir depuis 2000. Damas veut promouvoir pour sa part la "lutte contre les terroristes" et a mis en garde: le sort du président est une "ligne rouge". Autant dire que les diplomates ne se font pas d'illusions. Ils ont déjà prévenu: le dialogue sera long et ardu. Et dans un premier temps, la communauté internationale devrait chercher à obtenir des résultats tangibles: livraisons d'aide humanitaire, obtention d'un cessez-le-feu localisé à Alep ou échanges de prisonniers. 
Pour Burhan Ghalioun, opposant de longue date présent à Montreux, "il faut mettre les sentiments de côté et faire prévaloir la raison". "S'il y a 10% de chances de réaliser des progrès dans l'intérêt du peuple syrien, ce sera une bonne chose", a-t-il estimé.
Mercredi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, devait prendre la parole, suivi par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et du secrétaire d'Etat américain John Kerry. La délégation du président Bachar al-Assad et celle de la Coalition syrienne, menée par Ahmad Jarba, devaient également s'exprimer, avant le reste des quelque 40 pays et organisations invités à Montreux.
Pour les participants, il s'agit de trouver des solutions avec un objectif clair: enrayer le cycle infernal des violences en Syrie où la guerre civile, entre bombardements, combats et atrocités a fait plus de 130.000 morts et poussé des millions de Syriens à quitter leur maison, leur pays. 
A quelques heures de l'ouverture de la conférence de Montreux, les grandes puissances ont mis en garde contre tout optimisme excessif. 
La réunion de Montreux devrait en tout cas aider à préparer la réunion vendredi à l'ONU, à Genève, impliquant uniquement les deux délégations syriennes et l'émissaire spécial de l'ONU et de la Ligue arabe Lahkdar Brahimi.
Ce devrait être le début d'un long processus, de sept à dix jours dans une première étape, selon un membre de la délégation russe cité par l'agence Interfax. La rencontre de mercredi intervient près de six mois après une attaque chimique près de Damas qui a fait plus de 1.500 morts et qui avait failli provoquer l'intervention militaire des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne. Après ce pic de tension, les menaces de frappes aériennes occidentales avaient laissé la place à un langage plus diplomatique, permettant d'envisager des discussions de paix.
 

AFP
Jeudi 23 Janvier 2014

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