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Renault pris dans le tourbillon de la pollution

Contestations soutenues de Royal et silence assourdissant d’El Haité




Au lieu de prendre exemple sur la ministre de l’Ecologie française qui, soit dit en passant, se démène pour rassurer la population dans le sillage des récents scandales ayant respectivement touché Volskwagen et Renault, Hakima El Haïti se la coule douce mais non sans déclarer, à qui veut bien l’entendre, qu’elle travaille pourtant 22 heures par jour. Ce qui est, disons-le tout net, humainement impossible. Quoi qu’il en soit, la logique des choses aurait voulu que la ministre marocaine prenne la parole, tout de go, après le récent scandale de Renault en France pour rassurer les citoyens. En effet, Renault Maroc est, d’ores et déjà, un constructeur local qui exporte ses différents modèles à l’étranger…Mais apparemment notre ministre déléguée chargée de l’Environnement se préoccupe probablement plus de la préparation de la COP 22 que de la mission qui lui est dévolue de par la loi. Mais l’enjeu justement de la COP 22 n’est-il pas de verser dans l’atténuation des effets du changement climatique ? Passons…
Toujours est-il que la marque au losange est dans la panade, en France et au Maroc. En effet, l’année se présente vraiment mal pour le constructeur automobile français entre, d’un côté, une enquête d’investigation «sur pièce et sur site» dans le cadre des vérifications sur les émissions polluantes et, de l’autre, l’effondrement de son titre à la Bourse de Paris ainsi que le net recul de l’action de son partenaire japonais Nissan à la Bourse de Tokyo.
Renault Maroc aurait-elle été frappé par le mauvais œil suite à son exploit réalisé en matière de ventes ?
En tous cas, une chose est sûre, c’est que la filiale marocaine du constructeur français a continué sa chevauchée en tête des ventes de voitures neuves au cours de l’année écoulée, avec 38,2% de parts de marché, selon les statistiques de l’Association des importateurs des véhicules au Maroc (Aivam) précisant qu’avec sa marque phare dans le Royaume, Dacia, Renault continue d’occuper la première place des ventes  avec 37.392 unités vendues en 2015, soit un bond de 10,8%. Et de préciser qu’en 2014, la part de marché du groupe s’élevait à un peu plus de 37%. Pour 2016, la donne risquerait de changer avec ce qui vient de se produire en France.
En clair, les faits remontent à jeudi dernier lorsque la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) s’est rendue sur trois sites de la marque au losange pour procéder à un complément d’enquête aux tests réalisés par la commission technique mise en place par la ministre de l’Ecologie,  Ségolène Royal, suite à l’affaire Volkswagen.
La DGCCRF a décidé de procéder à un complément d’investigation sur pièce et sur site, qui a vocation à valider définitivement les premiers éléments d’analyse réalisés par la Commission technique indépendante”, avait indiqué le groupe français dans un communiqué.
Effet ricochet, l’action Renault a décroché jeudi midi à la Bourse de Paris après que, selon des traders, l’Agence France Presse ait fait état d’une perquisition des autorités françaises de la concurrence la semaine dernière sur plusieurs sites du constructeur automobile. Le même jour vers 12h40, le titre perdait près de 20% de sa valeur à la Bourse de Paris, effaçant ainsi près de cinq milliards d’euros de capitalisation boursière.
Et la situation continue à empirer puisque l’action du constructeur  japonais Nissan a accusé, elle aussi, un recul de 1,90 % vendredi à la Bourse de Tokyo, affectée par les révélations de perquisitions qui ont fait chuter de 10 % le titre de son partenaire français Renault la veille à Paris.
Ainsi, les actionnaires de la firme japonaise semblent-ils avoir été ébranlés par l’annonce de perquisitions des sites de Renault.
Pour rappel, outre les contrôles effectués par les services ministériels français compétents, les différents modèles de voitures font en France l’objet de tests techniques sur les niveaux réels d’émissions de gaz polluants.
Et les premiers tests sont tombés : des Renault diesel dépassent les normes de pollution, mais elles n’ont pas, toutefois, de logiciel de fraude. Du coup, Ségolène Royal a appelé, dans un entretien accordé jeudi au Parisien, le constructeur automobile français à réagir très vite pour respecter les normes d’émissions polluantes.

Meyssoune Belmaza
Samedi 16 Janvier 2016

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