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Réforme de la justice : Reprise du dialogue sur fond de boycott




Réforme de la justice : Reprise du dialogue sur fond de boycott
Mustapha Ramid tournerait-il en rond ? A quoi lui sert-il d’organiser un dialogue national sur la réforme de la justice si presque tous les corps de métiers composant le système judiciaire marocain, boycottent ce processus ou qu’ils en ont été tout simplement exclus ? Tel est le cas des greffiers qui en ont été exclus d’office et sans raisons valables, des juges qui le boycottent tout bonnement  et d’une partie des avocats qui n’est pas satisfaite de son déroulement.
Avant-hier, le Forum marocain pour la vérité et la justice a pris, lui aussi, la décision de ne pas participer à la 5ème séance du dialogue qui se tiendra aujourd’hui (9 novembre) à Fès. Le 28 octobre dernier, rappelle-t-on, le bureau exécutif du FMVJ avait  envoyé une lettre au ministre de la Justice et des Libertés, concernant les informations relayées par la presse à propos de la construction du siège de l’ambassade américaine sur un terrain connu pour avoir abrité la prison secrète PF3. Et face à l’attitude du ministre qui n’a pas daigné répondre à la lettre du Forum, ce dernier a pris la décision de boycotter ces Assises, selon un communiqué de presse du FMVJ.
Le Syndicat des avocats du Maroc (SAM) a décidé, pour sa part,  de boycotter la séance de Fès. «Nous avons constaté que le dialogue n’est pas participatif, le ministère de la Justice veut nous imposer sa vision. A quoi bon dialoguer si nos avis ne vont pas être pris en compte», nous a précisé Raji Lhoucine, président du SAM. Pour rappel, le syndicat a déjà boycotté la dernière séance qui a eu lieu à Meknès le 19 octobre. Raji nous a également précisé que c’est le Conseil national du SAM qui décidera si oui ou non le syndicat se retirera définitivement du dialogue national sur la réforme de la justice.
Dans un communiqué rendu public, avant-hier, le Syndicat démocratique de la justice (SDJ affilié à la FDT) a, pour sa part, réitéré son refus de la décision du ministère de la Justice d’exclure le corps des greffiers –qui sont un des piliers du système judiciaire, comme l’a confirmé récemment Abdessadek Essaidi lors d’une conférence de presse à Casablanca- du dialogue social sur la réforme de la justice. «C’est un crime commis contre 15.000 fonctionnaires du ministère de la Justice et contre leur avenir professionnel», précise le communiqué. Ce qui explique le courroux du SDJ qui compte organiser aujourd’hui un sit-in national, à 9h30, devant l’hôtel Zalagh Parc Palace à Fès où la 5ème séance du dialogue devrait se tenir.

Mourad Tabet
Vendredi 9 Novembre 2012

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