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Réforme de l’école : La continuité éducative entre réalité et officialité




Plan d’urgence ou Charte nationale d’éducation et de formation ? Où en est notre enseignement et notre système d’éducation ? La question éducative nationale restera-t-elle sujette à des expériences périodiques sans aucune stratégie sur le long terme ? Restera-t-elle toujours otage des politiques et connaîtra des changements à chaque fois qu’un nouveau gouvernement arrive ? Dans les sociétés modernes où l’éducation revêt une importance toute particulière, la stratégie éducative s’inscrit dans la continuité. Loin de toute polémique stérile, on ne peut nier que depuis la fameuse opération d’arabisation à nos jours, l’école marocaine a connu une multitude de stratégies calquées ou copiées sur d’autres nations ignorant les spécificités et les conditions nationales. Ce qui n’a pas beaucoup fait évoluer notre système éducatif qui se cherche toujours dans le tâtonnement au niveau des conditions d’activités scolaires, celle de la formation, celle de la pédagogie…
Répondant à des informations relatées par certains médias sur le fait que le ministère d’El Ouafa a l’intention de procéder à un mouvement parmi les hauts responsables régionaux et provinciaux et sur une éventuelle rupture avec le plan d’urgence présenté en 2008  et qui s’étalera jusqu’à la fin de 2012, un communiqué nie toutes ces rumeurs.
Ce plan se décline en quatre domaines complémentaires portant sur 23 projets. Le communiqué émanant de la direction de la communication du MEN rejette toutes ces « allégations» et confirme que le plan d’urgence sera maintenu et renforcé dans sa dernière ligne droite et que le ministère procèdera à une évaluation globale à la fin de l’année scolaire avec les acteurs pédagogiques.  Ledit communiqué ajoute que la pédagogie de l’intégration sera consolidée afin de favoriser la pratique réelle de l’approche par compétences au niveau de la classe et de l’école pour améliorer les apprentissages. Un beau discours qui ne trouve pas sa place dans la réalité quotidienne de nos écoles, collèges et lycées. Les discours officiels à ce sujet sont en déphasage avec une réalité qui est en contradiction avec les notes et les stratégies copiées parfois de toutes pièces par les ronds-de-cuir.
Sur le terrain et tout le monde le sait, on est loin du tout va bien dans le meilleur des mondes affiché par les officiels. La réforme  a toujours été officiellement présentée positivement et avec des résultats probants et prend plusieurs visages et aspects mais le contenu, les dysfonctionnements et les appréhensions sont les mêmes. D’un côté, les officiels qui affichent une sérénité imperturbable et une confiance sans faille aux programmes et aux plans de réformes  et de l’autre, une Charte nationale de l’éducation et de la formation de longue haleine qui s’est essoufflée déjà en cours de route, un plan d’urgence qui en est à sa dernière ligne droite et des objectifs pour une école de qualité répondant surtout aux besoins du marché qui sont loin d’être atteints et enfin une nouvelle pédagogie d’intégration qui ne trouve pas de conditions pour s’intégrer dans le système pédagogique anarchique déjà en place. Il suffit d’aller faire un tour dans le Maroc profond pour s’apercevoir de la triste réalité.

Kamal MOUNTASSIR
Mercredi 15 Février 2012

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1.Posté par futurbarbu le 15/02/2012 10:44
L'arabisation à outrance de toutes les matieres du primaire au bac a été une catastrophe pour les élèves pauvres contrairement aux enfants des riches qui frequentent les écoles et lycées de mission ou ils recoivent l'enseignement en français et n'ont pas de dificulté à continuer leurs études et trouver du travail :oui l'arabisation a pour seul but de créer des chomeurs chez les pauvres pour laisser les riches diriger toutes les affaires du pays et profiter de ses richesses .Les langues arabe et amazigh doivent etre des langues secondaires ,le fançais et l'anglais doivent etre prioritaires dans l'enseignement à tous les niveaux.

2.Posté par abdou amri le 16/02/2012 01:10
la plus grande catastophe qu'a connu l'enseignement au maroc est la marjinalisation de la traduction au secondaire par l'ancien minstre me MEN en 2004 avant cette date les eleves etudiaient la traduction pendant les 3 années de baccalaureat au rythme de 3 heures par semaine
ce qui les rendait capables de comprendre et produire un texte en math ;physique ou svt
alors qu'actuellement la traduction scietifique disparait du secondaire a cause de Mr Lhabib Lmalki exministre de MEN
de plus l'arabisation ne touche que les matieres scintifiques -sauf l'economie- ainsi on peut conclure que le parti USFP a condamné les pauvres et favorisé les riches
la traduction scientifique en secondaire reste un outil permettant a léléve de poursuivre a l'aise ses etudes superieures

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