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Reconnue comme maladie dès 1997 par l’Organisation Mondiale de la Santé

Les méfaits de l’obésité sur la santé au centre d’un congrès à Marrakech




Reconnue comme maladie dès 1997 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’obésité est devenue actuellement un sérieux problème de santé publique de par le monde, essentiellement dans les pays les plus industrialisés. Uniquement dans les pays en développement, on estime que le nombre d’obèses s’élève à 115 millions.
L’intérêt que ne cesse de susciter cette question aussi bien pour les scientifiques que pour les médecins et les spécialistes, s’est manifesté tout récemment par l’organisation à Marrakech du premier Congrès de l’obésité, une rencontre initiée par « l’Association des amis de feu docteur Bonhar » (ADAB). C’est une structure réunissant des médecins, des pharmaciens, des biologistes et des dentistes, entre autres.
Afin d’approfondir la réflexion sur les différents aspects de cette question, les organisateurs ont pris le soin d’élaborer un programme riche, notamment en thématiques. A ce sujet, un accent particulier a été mis lors des discussions sur « l’Islam et l’obésité », « la prise en charge diététique de l’obésité », « l’obésité : aspect psychologique », « le surpoids et appareil locomoteur ». « l’essor de l’obésité », « le devenir de la peau après la chirurgie de l’obésité », ainsi que sur « l’obésité : des moyens thérapeutiques simples ».
   Les différents participants à ce congrès ont été unanimes à rappeler que cette maladie préoccupante peut engendrer de réels problèmes de santé physique et psychologique, estimant, que l’amélioration des conditions de vie et la sédentarité en sont les principales causes.
Le risque d’apparition de complications  est lié aux  maladies dues à l’obésité comme le diabète non insulinodépendant, les dyslipidémies, l’hyper-uricémie, l’hypertension artérielle et les troubles cardiovasculaires dont le plus grave est l’infarctus de myocarde, ont-ils expliqué.  
Et d’ajouter que l’impact de l’obésité sévère sur la santé et la qualité de vie a été largement démontré, notant que des études démographiques récentes montrent une augmentation de sa prévalence dans l’ensemble des pays occidentaux chez les différentes catégories d’âge mais plus encore chez les jeunes.
Après avoir souligné que la prise en charge de l’obésité sévère représente aujourd’hui un enjeu important tant sur le plan médical qu’économique, le professeur M. Daali a rappelé que les limites des traitements médico- diététiques, dont l’efficacité inconstante et souvent modeste et grevée d’un taux élevé de récidive, sont aujourd’hui bien connues.
« C’est devant ce constat qu’a été élaboré le concept du traitement chirurgical de l’obésité ou « chirurgie bariatrique ». proposée depuis plus d’un demi- siècle, a longtemps gardé une image négative », a estimé le professeur Daali.
Au cours de la dernière décennie, l’avènement de la cœlioscopie a permis un développement spectaculaire du cerclage gastrique, une technique nouvelle à la fois peu invasive, réversible et ajustable, a-t-il encore expliqué. Le retentissement médiatique de la chirurgie « bariatrique » et ses résultats ont conduit un nombre croissant d’obèses vers les chirurgiens alors qu’ils avaient depuis longtemps déserté les consultations des médecins, a-t-il fait remarquer. Et de poursuivre que rapidement, les limites du traitement chirurgical ont alors fait leur apparition, ainsi que la nécessité d’une sélection alternative des indications et d’un suivi post-opératoire régulier et multidisciplinaire. Enfin, il a fallu admettre qu’un seul type d’intervention ne pouvait régler tous les problèmes et qu’il était nécessaire de proposer à chaque patient une prise en charge spécifique, en étroite collaboration avec les disciplines proches.
Un intérêt particulier a été accordé par les différents intervenants aux moyens thérapeutiques, lesquels visent, en principe, la réduction calorique pour obtenir une réduction pondérale. Parmi ces procédés utilisés figurent le régime alimentaire, l’activité physique et la chirurgie.
Ces moyens thérapeutiques ont 4 objectifs principaux à savoir : le bien-être du patient avec une harmonie psychique et physique, un régime alimentaire amaigrissant équilibré, un drainage notamment par une consommation particulière et un contrôle de la prise alimentaire notamment chez les patients boulimiques.   
Néanmoins, ont-ils poursuivi, ces moyens restent limités, d’où la nécessité pour le médecin de connaître le vécu de son patient et son état d’âme afin de choisir la thérapeutique la plus appropriée à lui procurer.
En approfondissant davantage la réflexion, les participants n’ont pas manqué de soulever un certain nombre de questions : quelle place pour la médecine alternative dans l’obésité ? Quels sont les moyens à choisir et quel spécialiste consulter ? Quel suivi et quelle est la cible thérapeutique ?


Mohamed RAMI
Lundi 29 Juin 2009

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