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Reconnaissance posthume : L’Institut national de formation aux droits de l’Homme baptisé du nom de Driss Benzekri




L’Institut national de formation aux droits de l’Homme (INFDH) porte  depuis mercredi dernier le nom de Driss Benzekri, ancien président du Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) et de l'Instance équité et réconciliation (IER) en reconnaissance de son action en matière de défense des droits de l’Homme et dans le processus de réconciliation au Maroc.
Créé en 2015 et occupant les espaces de deux immeubles d’une superficie de 1200 m² situés sur la côte routière de Rabat, ce centre de formation abrite des locaux modernes et fonctionnels sur 5 étages. Il est équipé de matériels pédagogiques et d’animation nécessaires. En effet, il se compose de 6 salles de formation d’une capacité d’une trentaine de participants chacune, de 4 salles de réunion et de travail de groupe d’une quinzaine de personnes, d’une salle de séminaire et de réunion pour une quarantaine de personnes et 6 bureaux et espaces de travail. L’INFDH comprend également un centre de documentation doté d’une bibliothèque et d’un incubateur associatif destiné à accompagner les associations pendant la maturation de leurs projets.
A signaler, par ailleurs que Driss El Yazami, président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), a assuré lors d’une conférence de presse organisée à cet Institut que S.M le Roi Mohammed VI a donné son aval à ce que ce centre porte le nom du regretté Driss Benzekri qu’il a qualifié d’ «artisan du processus d’équité et de réconciliation au Maroc ».
Il a, par ailleurs, reconnu que la mission de ce centre de formation ne sera pas facile, vu que « la formation des personnes âgées diffère de celle des élèves dans les écoles », tout en mettant en exergue le fait que l’INFDH n’a pas pour objectif de s’opposer à d’autres projets en matière de formation des droits de l’Homme, et qu’il n’a pas pour objectif non plus de former des personnes pour réciter les lois concernant les droits de l’Homme, mais former des cadres et des compétences qui seront à même d’interagir avec l’Etat, le Parlement et la société.
Dans ce sens, Driss El Yazami a souligné que le Maroc a besoin d’acteurs qui maîtrisent la rédaction des rapports et ont l’aptitude à prononcer des plaidoyers lors des réunions de l’ONU ou devant le Parlement. Cela nécessite, selon lui, l’acquisition des capacités via une formation permanente.
L’INFDH a pour mission de renforcer les capacités des acteurs qui s’occupent de la défense, la promotion et la mise en application des principes fondamentaux des droits de l’Homme. Pour ce faire, l’approche de l’Institut consiste à établir des cycles et des modules de formation avec les partenaires concernés pour élaborer des contenus innovants et adaptés aux attentes des publics cibles.
La cérémonie de dévoilement de la plaque commémorative, rappelle-t-on, a eu lieu en présence d'un parterre de personnalités du monde politique, académique et associatif, de représentants du corps diplomatique et d'organisations internationales accrédités au Maroc ainsi que des proches et amis du défunt.

T.M
Vendredi 7 Juillet 2017

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