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Recherche couple d’âge moyen pour s’envoler vers Mars en 2018 !




Recherche couple d’âge moyen pour s’envoler vers Mars en 2018 !
Après avoir fait sensation en devenant le “premier touriste de l’espace” en 2001, le multimillionnaire américain Dennis Tito, 72 ans, envisage maintenant de lancer une mission habitée vers Mars. Dévoilé dernièrement, le projet n’a pas encore été précisément estimé financièrement parlant. Mais M. Tito a indiqué qu’il souhaitait faire appel à des investisseurs privés et a précisé qu’il n’attendait pas de contributions de la part de la NASA, l’agence spatiale américaine. Néanmoins, l’homme a dévoilé plusieurs autres détails de son projet.
“Ce périple historique de 501 jours, avec un survol de la planète rouge à moins de 160 km d’altitude, est possible grâce à un alignement planétaire rare qui se produit tous les cinq ans” et place la Terre et Mars à la plus courte distance, a fait valoir M. Tito. Et l’homme a même déjà trouvé une date : le 5 janvier 2018. En effet, si le voyage a lieu à cette date-là, comme il le souhaite, ce vol coïncidera avec un cycle de faible activité solaire, ce qui limitera l’exposition aux radiations qui constituent un des grands dangers pour l’équipage.
M. Tito semble donc avoir pensé à tout et a même d’ores et déjà créé sa fondation : “Inspiration Mars” qui regroupe plusieurs aventuriers et partenaires.
Pour son projet, il prévoit de recruter un couple d’âge moyen pour effectuer la mission “en tant que citoyens privés”, a précisé Dennis Tito cité par l’AFP. “Il s’agit d’une mission pour l’Amérique qui va générer du savoir, de l’expérience et un élan pour la prochaine grande ère de l’exploration spatiale [ ... ] et inspirera la prochaine génération d’explorateurs”, estime le multimillionnaire.
Plus concrètement, le système consisterait en un gros lanceur, une capsule modifiée (propulsée hors de l’orbite terrestre en une seule manœuvre pour se placer sur la trajectoire de Mars) et un module habitable gonflable déployé après le lancement. “Avec le soutien de la NASA et une équipe de partenaires industriels, nous entendons faire tout ce qui est possible pour tirer avantage de cette possibilité unique pour l’Amérique”, a déclaré M. Tito, qui veut mettre “à contribution les meilleurs cerveaux du secteur privé, du gouvernement et du monde universitaire [ ... ] pour cette mission à bas coût”.
Un porte-parole de la NASA a précisé dans un communiqué que l’agence “poursuivrait ses discussions avec Inspiration Mars pour déterminer comment elle pourrait collaborer dans des activités pouvant être un complément de ses vols spatiaux habités et des projets d’exploration de Mars”. Pour l’agence, une mission habitée sur la planète rouge n’est quoi qu’il en soit pas prévue avant la mi-2030, au mieux. Mais l’agence n’a sans surprise pas été la seule à réagir à l’annonce de ce projet.
Selon Robert Zubrin, président de l’association privée Mars Society, une telle mission est possible avec “un ou deux milliards de dollars”. De son côté, John Logsdon, ancien directeur du Space Policy Institute à l’Université George Washington, a en revanche estimé que ce projet n’est “pas impossible mais très peu plausible”. “La raison pour laquelle toute cette chose est possible est que c’est en fait une mission très simple. Nous n’essayons pas d’atterrir, nous allons juste voler vers Mars et nous utilisons des technologies que la NASA et l’industrie spatiale développent depuis des années”, a expliqué Jane Poynter, présidente de Paragon Space Development Corporatio, un partenaire d’Inspiration Mars, citée par Wired Magazine.
Mais, outre le problème du financement et les défis technologiques, il existe un risque élevé pour l’équipage. “Le plus grand problème sera celui de la capacité de ce groupe à intégrer toutes les technologies dans ce système” de vol, a-t-il expliqué. “Le risque que quelque chose aille mal est élevé. Une fois qu’ils auront entamé leur voyage ils ne pourront pas faire demi-tour”, ajoute ce spécialiste.
Par ailleurs, un tel périple ne sera pas donné à n’importe qui comme l’a démontré la mission Mars 500 qui a pris fin en 2011. Entre cohabitation permanente, tensions et troubles du sommeil notamment, un vol vers Mars pourrait ne pas être une seconde lune de miel pour le couple de “chanceux” sélectionné...

Maxisciences
Mardi 5 Mars 2013

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