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Réaction du gérant de Socotraco : L’autre son de cloche dans l’affaire du projet d’habitat social à Sala El Jadida




Suite aux articles parus
respectivement les 22 juillet, 13 août et 27 septembre, sur nos colonnes
et se rapportant à l’affaire du projet d’habitat social à Sala El Jadida pour le compte du Barreau des
avocats de Rabat, opposant la société Crotalon à Socotraco, nous avons reçu les précisions suivantes de la part de Mohamed Laroussi, gérant de la société Socotraco, qui a jugé bon de donner sa version des faits, signé d’un certain Behhar Mohamed  que l’intéressé présente comme étant son conseiller juridique. Le souci de Libé étant en
premier l’information sans aucun parti pris, nous nous faisons un devoir de reproduire intégralement lesdites précisions :

«Tout d'abord, la société Crotalon est une société du droit marocain, et n’a rien à voir avec les relations entre le Maroc et l'Espagne.
En effet, un contrat de sous-traitance a été signé entre les deux sociétés pour l'exécution d'un marché de construction d'un ensemble d'immeubles à Sala Al Jadida pour le Barreau des avocats de Rabat.
Le contrat de sous-traitance prévoyait la remise d'une caution d'un montant de 3% du marché, à savoir 978.086 dirhams dans un délai de 10 jours à compter de la date de la signature du contrat; à défaut de versement, le contrat sera résilié de plein droit.
En effet, la société Crotalon a versé le montant de la caution dans un délai de 20 jours, sans aviser l'entreprise Socotraco ; de plus, les dirigeants de Crotalon Sarl ont quitté le Maroc prétextant chercher le matériel et les matériaux pour l'exécution des travaux de gros œuvre du projet.
Le barreau en tant que maître d'ouvrage, a exigé le démarrage du chantier sous peine d'annulation du marché.
Malgré les nombreux appels, aucune réponse des dirigeants de ladite  société.
La société Socotraco a démarré les travaux, en considérant la résiliation du contrat qui la liait à la société Crotalon, compte tenu de l'article 9.
11 mois se sont écoulés,  sans aucune nouvelle de la société Crotalon, jusqu'au jour où le gérant de la société Crotalon, signataire du contrat de sous-traitance, Monsieur Gutierrez Qulies Juan, s'est présenté au siège de la société Socotraco, pour les informer que la caution a été versée et qu'il souhaite commencer les travaux  selon le contrat de sous-traitance. Le responsable financier de la société Socotraco a expliqué au gérant de la société Crotalon que la caution ne sera pas restituée en application des pénalités de retard selon l'article 12 du contrat de sous-traitance.
Le 01/07/2010, une première rencontre a été organisée, dans les locaux de Socotraco, en présence de Monsieur Gutierez Quiles Juan, son comptable, le responsable technique et un associé qui n'a pas décliné son identité.
Un protocole d'accord a été ratifié par les deux parties et des valeurs ont été remises pour le respect du protocole Un chèque de 200.000 dirhams encaissé deux jours après un effet en date du 17/07/2011 d'un montant de 100.000 qui a été également encaissé.
Suite à des difficultés de trésorerie, les 3 autres effets restants n'ont pas été honorés comme il a été convenu dans le protocole. Des négociations sont entamées pour le règlement des sommes dues.
En janvier  2011,  une autre personne nommée Marchena Garcia David Jose et son prétendu avocat Monsieur Rubio De Arratia Francisco Jose, se sont présentés au siège de la société Socotraco pour réclamer le restant dû.
Ils ont été informés de l'existence d'un protocole d'accord qui régit le règlement de ce litige.
A la production de ce protocole, Monsieur Marchena et Monsieur Fransisco ont rejeté sa validité et ont exigé le paiement de l'intégralité de la caution. Ils se sont adressés au Barreau des avocats pour relater cette affaire ; ainsi le Barreau de Rabat en qualité de maître d'ouvrage, leur a expliqué que cette affaire est commerciale et qu’elle doit être soumise au tribunal compétent. Suite à cet événement, la société Crotalon a écrit un article dans un journal local pour accuser le Barreau des avocats de Rabat d’impartialité dans cette affaire.
Une plainte a été également déposée pour escroquerie devant le tribunal de 1ère instance de Casablanca.
D'autres articles ont été également relatés dans la presse, pour détourner l'affaire de son aspect commercial vers un climat diplomatique entre les hommes d'affaires espagnols et marocains.
A ce jour, la société Crotalon a encaissé 330.000 dirhams, a abandonné le chantier  et n'a aucun moyen de réaliser le moindre chantier au Maroc.
J'espère vous avoir apporté ce témoignage qui est fidèle au déroulement des événements de cette affaire».

Libé
Mercredi 19 Octobre 2011

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