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Rachid El Ouali : «Les sitcoms n’arrivent malheureusement pas à dépasser la médiocrité ambiante»




Rachid El Ouali : «Les sitcoms n’arrivent malheureusement pas à dépasser la médiocrité ambiante»
Il est devenu acteur par un simple concours de circonstances. En tout cas, c’est ce qu’il affirme modestement. Mais Rachid El Ouali est, en fait, un comédien plein de talent, qui connaît parfaitement les attentes du public.

Libé : Rachid El Ouali, comment êtes-vous devenu comédien ?

Rachid El Ouali : Deux de mes copains devaient passer un concours d’accès à une formation théâtrale, organisé par le Théâtre Mohammed V, qui était dirigé à l’époque par le défunt Abbass Ibrahim. Je suis allé avec mes deux copains, le jour du concours, histoire de leur tenir compagnie. Mais sur un coup de tête, j’ai décidé de participer moi aussi à ce concours, alors que l’idée ne m’effleurait même pas auparavant. Chose étonnante, j’ai été reçu à ce concours, contrairement à mes deux copains. Et c’est ainsi qu’a débuté ma carrière artistique.

 Dans quel domaine vous sentez-vous le plus à l’aise : au cinéma, à la télévision ou au théâtre?

Disons que je me retrouve d’abord et avant tout dans des œuvres cinématographiques. La télévision vient en second lieu. Quant au théâtre, il occupe la troisième place. Comme vous le savez, il y a des gens qui n’arrêtent pas de vanter les qualités du théâtre, où l’acteur est en contact direct avec son public. Mais malheureusement, dans notre pays les écueils sont très nombreux, à cet égard.  Une troupe de théâtre passe plusieurs mois de dur labeur, dans des répétitions interminables, pour finalement présenter une dizaine de spectacles, voire même beaucoup moins. Et puis il n’y a pas suffisamment de salles de théâtre dans notre pays. Sans oublier que le public du théâtre lui-même se fait de plus en plus rare. C’est donc la télévision qui nous met, nous autres comédiens, en contact avec les gens et qui nous permet d’accomplir notre mission. Et puis, il y a le cinéma, grâce auquel l’acteur exprime son vécu, tout en s’inscrivant dans la durée.

Vous avez aussi fait de l’animation télé. Pensez-vous qu’un comédien puisse facilement devenir animateur?

Il n’est pas toujours aisé pour un acteur de devenir metteur en scène ou scénariste. Et il en va de même pour l’animation télé. Car il faut avoir des aptitudes nécessaires pour cela.
En ce qui me concerne, la plupart des gens ne savent pas que j’ai dû, à une certaine époque de ma vie, suspendre mes activités théâtrales pour rejoindre 2M, où j’avais entrepris un stage de formation en tant qu’animateur télé. C’était précisément en 1989.  Mais les émissions appropriées ne foisonnaient pas à l’époque. Il y avait juste la fameuse émission «Tahiya Almadrassa» (Vive l’école !). Et les responsables avaient jugé qu’il valait mieux m’affecter comme présentateur de bulletin météo ! J’en ai tiré les conclusions nécessaires et j’ai fini tout naturellement par reprendre mes activités théâtrales.  Mais je peux cependant affirmer que cette expérience d’animation était loin d’être un gâchis pour moi.

Vous avez quand même participé à l’émission «Lalla Laâroussa». Et depuis, vous avez déserté le champ de l’animation télé. Pour quelle raison ?

Parce que j’ai mon agenda, bien entendu. Et puis j’ai été totalement absorbé par la réalisation de l’un de mes films. Ça m’a pris pas moins de trois ans. Cela dit, je reste tout à fait disposé, si un jour on me propose d’animer des émissions télé. A condition qu’elles répondent à mes exigences et à ma façon de faire. D’ailleurs, il y a certaines idées que je suis en train d’étudier actuellement avec les responsables de 2M et j’espère que ça va aboutir. Mais je répète clairement que je suis d’abord et avant tout un acteur.

Quel regard portez-vous sur les séries télévisées marocaines proposées aux téléspectateurs durant ce mois de Ramadan?

Je constate qu’un effort indéniable  a été fait en ce qui concerne les thèmes. Mais la façon d’aborder ces thèmes laisse beaucoup à désirer. Certaines séries, comme «Bnat Lalla Mennana» sont tout à fait louables. Mais les sitcoms n’arrivent malheureusement pas à dépasser la médiocrité ambiante. On dirait que les acteurs se contentent d’improviser, dans la hâte, en l’absence de tout scénario. Et les téléspectateurs, qui subissent tout cela, se contentent de «regarder sans voir», tout occupés qu’ils sont par le fameux ftour de Ramadan.

Propos recueillis par MEHDI OUASSAT
Jeudi 9 Août 2012

Lu 1084 fois


1.Posté par Lahlou le 09/08/2012 10:38 (depuis mobile)
Les deux seules séries qui sont louables sont lall bnana et lhoucine /safia le reste n est que désolation

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