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Quel avenir pour les sportives à l’heure des voitures sans chauffeur ?




Quel avenir pour les sportives à l’heure des voitures sans chauffeur ?
Ferrari, Maserati, Lamborghini, Bugatti: ces marques prestigieuses qui incarnent l’automobile sportive de luxe seront-elles envoyées à l’écurie avec l’arrivée des voitures sans conducteur, synonymes d’une conduite aseptisée ?
Pas si vite, répond Ferrari. La marque au cheval cabré vient de présenter son nouveau bolide, Sergio, dont une poignée d’exemplaires sera livrée à de richissimes clients cette année.
De surcroît, le constructeur de Modène travaille sur l’une des voitures les plus puissantes jamais produites, la FXXK. De 963 chevaux, la puissance de ce bolide peut atteindre 1.050 chevaux grâce à un moteur électrique auxiliaire. Tous les exemplaires auraient déjà été vendus en pré-commande. Maserati, qui appartient comme Ferrari au groupe FCA (Fiat Chrysler Automobiles), promet une nouvelle Alfieri coupée en 2016 avant d’être déclinée en cabriolet un an plus tard. La prochaine version de la GranTurismo sera, elle, dévoilée fin 2017.
Mais les ruades des “Belles Italiennes” et autres bolides allemands seront-elles suffisantes pour résister à l’essor annoncé de la voiture sans conducteur, dont les premiers exemplaires sont aujourd’hui les vedettes du salon d’électronique grand public International (CES) de Las Vegas ?
“Non ! Le changement est inéluctable”, estime Karl Brauer, analyste chez Kelley Blue Book. L’adoption de la voiture autonome par le grand public va, selon lui, faire de la sportive un hobby de luxe pratiqué par quelques mordus argentés sur des circuits fermés.
Une partie des clients roulant en sportives par souci de représentation sociale, le gros des acheteurs, risque de se détourner d’elles pour d’autres signes ostentatoires de réussite sociale, estime le professeur Martin Zimmerman de l’Université de Michigan et ancien économiste chez Ford.
A terme, la voiture de sport devrait se cantonner à un créneau d’initiés passionnés, s’accordent les analystes. Débarrassés des limitations de vitesse, ils pourront faire vrombir les moteurs, se griser avec la vitesse de ces pur-sang et s’adonner ainsi à leur plaisir sur des circuits dédiés à leur passion.
Si course il y a, c’est entre les bureaux d’étude des plus grands constructeurs automobiles et les grands groupes informatiques mondiaux pour finaliser les voitures sans conducteur dites “autonomes”.
Celles-ci devraient améliorer la sécurité sur les routes en supprimant les erreurs humaines responsables, selon les statistiques officielles, d’une grande partie des accidents.
Les premiers modèles devraient être commercialisés d’ici 2018, selon les fabricants, malgré des incertitudes légales et éthiques encore nombreuses: qui sera par exemple responsable en cas d’accident?
En attendant, les tests sur les routes sont bien avancés. C’est le cas de la Google Car, pionnière dans ce type de véhicules. Elle aurait parcouru, selon Google, des centaines de milliers de kilomètres sur les routes de Californie sans accident. La guerre déclarée à la vitesse dans les pays occidentaux, les mentalités qui changent (une nouvelle génération de conducteurs plus tournée vers les gadgets électroniques et les voitures partagées), les malus écologiques, la répression routière sont autant d’obstacles pour les sportives.
Une parade serait, selon certains analystes, de trouver un juste équilibre entre avancées technologiques sécurisantes et sensations de maîtrise du véhicule.
“Les sportives donnent aux individus l’opportunité d’avoir la maîtrise et le contrôle du véhicule, d’autant que les technologies qui seront insérées dans ces sportives les rendront plus excitantes à conduire et plus sûres”, plaide Joe Vitale, analyste au cabinet d’analyses Deloitte.
“Ils (constructeurs automobile) doivent proposer des modèles disposant de technologies très avancées pour améliorer les sensations du conducteur sinon les mordus s’en lasseront”, renchérit Alan Baum, consultant automobile au cabinet Baum and Associates.
Ces atouts technologiques pourraient par exemple optimiser l’accélération dans une courbe à très grande vitesse sans risque de perte du contrôle de la voiture, même si cela doit déposséder le conducteur du contrôle réel du véhicule.

AFP
Mardi 13 Janvier 2015

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