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Que puis-je pour vous ?




Que puis-je pour vous ?
C’est devenu le leitmotiv du chef du gouvernement chaque fois qu’il est interpellé par celles et ceux qui ont des doléances à formuler. En effet, Benkirane se trouve démuni face aux demandes pressantes des Marocaines et des Marocains qui s’adressent à lui sollicitant son soutien, voire son aide pour sortir de leur embarras ou gêne du moment ou pour plus d’équité et de justice.
Abdelillah Benkirane dit qu’il n’y peut rien. Est-ce réellement le cas ? Que nenni ! En tant que chef de l’Exécutif et responsable de la politique du pays, il ne doit guère se dérober de ses engagements. A-t-il déjà oublié ses belles promesses de campagne selon lesquelles tous les Marocains allaient désormais connaître des jours meilleurs et une vie sans morosité? Tous les arguments énoncés par le candidat Benkirane ont été ignorés par le chef du gouvernement Benkirane. C’est à se demander s’il n’a pas présumé de ses capacités réelles une fois au pouvoir. Ou faut-il croire que les promesses ne valent que pour ceux qui les croient et tant pis donc pour ceux qui ont misé sur le candidat Benkirane?
Dire et répéter à satiété qu’il ne peut rien, ce n’est pas concevable  de la part d’un responsable qui plus est un chef du gouvernement.
Certes, il s’agit là d’une lourde mission qui met celui qui l’exerce devant ses responsabilités. Mais il ne peut affirmer que l’habit est trop grand pour lui. Si c’est le cas, il doit le reconnaître. Il n’y a pas de mal à ça !  Peut-être qu’il faut à l’intéressé une période de mise en train et qu’il faut laisser le temps au temps ! Somme toute, notre chef du gouvernement n’est là que depuis une année et ce n’est pas suffisant pour réaliser toutes les promesses électorales. Peut-être que oui, mais il fallait au moins donner des signaux qui laisseraient augurer  des jours meilleurs. A vrai dire et sans être négativistes, on peut avancer qu’au contraire, nous assistons depuis l’avènement du nouveau gouvernement à des régressions dans bien des domaines : renchérissement du coût de la vie, montée du chômage, ampleur de la corruption, recul des libertés publiques et accentuation des disparités hommes/femmes…Et ce sont bien des organisations et organismes nationaux et internationaux qui l’affirment chiffres à l’appui.
En cette fin d’année et à l’heure des bilans traditionnels, le gouvernement se veut optimiste et dit que tous les objectifs visés n’ont certes pas été atteints, mais des réalisations ont été faites. Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a égrené devant les journalistes au sortir du dernier Conseil de gouvernement   tout ce qui a été accompli en 2012 avec statistiques et enveloppes budgétaires y afférentes.  Bien sûr, reconnaît-il, le bilan est en deçà des attentes, mais ce qui a été réalisé était important et prometteur.  Il est évident que l’optimisme ainsi affiché ne va pas être partagé par l’opposition et encore moins par la population qui ne constate aucune amélioration de son quotidien.

Youssef BENZAHRA
Lundi 31 Décembre 2012

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