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Quatre ados de Gaza rêvent de nager pour la Palestine




Au bord de la seule piscine de Gaza, dans le camp de réfugiés de Jabaliya, quatre jeunes nageurs rêvent de représenter la Palestine dans des grandes compétitions internationales et accumulent les longueurs pour pouvoir sortir de l'enclave sous blocus.
Les quatre adolescents, qui ont passé leur vie entière à Jabaliya (nord de Gaza), espèrent participer aux premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse à Singapour, en août, et aux Jeux asiatiques en Chine, en novembre.
"Il n'y a pas de honte à être pauvre. Mais notre situation financière est difficile et cela affecte notre niveau et les entraînements", se désole Iyad Shamaa, 16 ans, qui a quitté l'école il y a trois ans pour tenter de subvenir aux besoins de sa famille. Iyad doit déjà parcourir chaque jour les trois kilomètres qui séparent sa maison du club de natation Nama, un oasis au milieu de Jabaliya, pour tenter de grappiller quelques secondes sur son record personnel du 50 m nage libre.
C'est là qu'il s'entraîne dans l'unique vrai bassin de la bande de Gaza, qui n'a la taille que d'une demi-piscine olympique. Non homologuée pour les compétitions internationales, elle est généralement bondée, ce qui gêne considérablement nos quatre athlètes, qui nagent au milieu des gamins pataugeant dans une eau souvent non chauffée.
Le gasoil nécessaire est importé via les tunnels de contrebande creusés sous la frontière avec l'Egypte, à l'instar de nombreux produits interdits à l'importation par Israël qui applique un strict embargo contre la bande de Gaza depuis trois ans.
"Pour avoir une piscine construite conformément aux standards internationaux, il nous faudrait des capacités énormes en matériaux et en expertise, bien plus que ce que nous avons à Gaza", regrette Mahmoud Shamaa, 28 ans, l'entraîneur de l'équipe, un parent éloigné d'Iyad.
"Grâce à leurs qualités, je suis sûr que nos nageurs pourraient rivaliser avec les autres à l'étranger", assure l'entraîneur, "mais nous avons besoin d'une aide technique et financière".
Pour parfaire leur entraînement, ceux qui se rendront en Chine espèrent aller d'abord en Suède un mois avant le début des Jeux, afin de pratiquer dans une piscine olympique. Mais si le blocus israélien, appliqué de concert avec l'Egypte, reste aussi sévère, ils auront du mal à quitter le territoire. Malgré les difficultés, les jeunes nageurs gardent le moral et s'enthousiasment à l'idée de représenter la Palestine à l'étranger.
"Nous savons que les autres ont des installations bien meilleures, des clubs et des piscines, Mais nous sommes toujours déterminés à nous battre et gagner", promet Khaled al-Bursh, 16 ans, qui espère aller aux Jeux asiatiques.

AFP
Lundi 15 Mars 2010

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