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Quartier Mellah de la capitale des Alizés : Une bombe à retardement




Quartier Mellah de la capitale des Alizés : Une bombe à retardement
Les protestations vont bon train au quartier Mellah à Essaouira dont l’une des vieilles demeures vient de s’effondrer sur une femme et sa fille. Les deux locataires en sont sorties indemnes, mais l’accident a relancé le débat sur la gestion du dossier de relogement des habitants du quartier Mellah. Les habitants parlent de listes manipulées par les agents de l’autorité locale, dénoncent certaines pratiques qu’ils qualifient de frauduleuses, et pointent du doigt les services compétents qui ont laissé traîner ce dossier et permis ces dépassements.
Du côté des autorités locales, on admet l’existence de cas à traiter, des paramètres à respecter, mais on soulève au passage certains cas qui ont bénéficié de lots de terrain dans le cadre du programme de relogement, qu’ils ont vendus pour  relouer des chambres dans l’une des maisons menaçant ruine au quartier Mellah.
Mais le problème du quartier Mellah dépasse le social, car c’est du politique et du sécuritaire qu’il s’agit maintenant. C’est une vraie bombe à retardement qu’il faudra désamorcer dans les plus brefs délais pour l’intérêt de tout le monde.
Le quartier Mellah, jadis symbole d’harmonie urbanistique, territoriale et sociale, est devenu synonyme de misère et de problèmes sociaux. Il faut y faire un tour pour constater les fléaux sociaux qui se multiplient au vu et au su des acteurs politiques soucieux seulement d’assurer leurs fiefs électoraux aux dépens des droits fondamentaux des habitants.
Il connaît actuellement plusieurs problèmes sécuritaires. On se rappelle toujours les agressions perpétrées à l’encontre d’acteurs associatifs par des vendeurs d’alcool et de drogue dont les autorités locales et sécuritaires connaissent parfaitement locaux et identités.  « Le dossier du Mellah est sujet de tiraillements actuellement. C’est une zone très sensible sur le plan culturel, social, sécuritaire, politique et économique. On sent toujours cette hésitation auprès des décideurs locaux qui n’arrivent pas à prendre le taureau par les cornes et donc trouver les solutions adéquates. Je ne sais pas ce qu’on attend pour  stopper cette hémorragie qui dure depuis plusieurs années maintenant», s’indigne un acteur associatif.

Abdelali Khallad
Lundi 13 Février 2012

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