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Quand les narcotrafiquants s'offrent les plus belles femmes du monde




Pour les barons de la drogue colombiens, aucun attribut de pouvoir n'est superflu. Au fait de leur puissance, les seigneurs locaux s'offrent à grand renfort de luxe clinquant, les plus belles femmes du pays. L'histoire confiée au journal colombien El Tiempo par l'ex-mannequin colombien Yovanna Guzmán, qui vécut 8 ans avec Wilber Varella alias «Jabón», en fait un personnage de roman noir.
Elle croyait s'assurer une vie de faste, mais c'est un enfer qu'a subi la jeune femme jusqu'au décès de son «protecteur» mafieux, abattu au Venezuela en janvier 2008. Originaire d'une famille de classe moyenne d'Ibagué dans le centre de la Colombie, la jeune repentie s'est entichée de Wilbert Varella en 2001, alors qu'elle venait de remporter le concours de beauté «Chica Med». Considéré comme le dernier des «grands barons», il finançait généreusement les carrières comme les choix du jury, raconte El Tiempo.
Fasciné par la plastique de la modèle, il la noie d'abord sous les bijoux, voitures et voyages mirifiques, raconte la jeune femme à El Tiempo. Élevée à l'ombre du mythe de Pablo Escobar comme beaucoup de Colombiens, la belle est séduite par le train de vie princier qui accompagne la culture de la cocaïne. «Jabón» est alors le numéro deux du plus gros cartel colombien, le «Norte del Valle». Il mène une guerre contre son mentor Diego Montoya, pour prendre la tête de l'empire. Un millier d'hommes de mains y laisseront leur vie.
Elle découvre à la télévision l'identité de son amant, sous le coup d'un mandat international pour meurtre et trafic de drogue. Effrayée et isolée, elle reste néanmoins aux côtés de son protecteur, qui «la traite en princesse et se montre romantique», selon El Tiempo. Elle sombre doucement dans une vie de cavale, évitant les lieux publics, perdant le contact avec ses proches. Il devient possessif, elle découvre la condition de trophée, et comprend vite qu'elle n'est pas la seule. Mais on ne quitte pas la mafia, et sa délivrance n'adviendra qu'avec la mort de «Jabón».
Cette histoire est loin d'être isolée: l'une des plus célèbres reste celle de l'ex-présentatrice-pin up Virgina Vallejo, concubine de Pablo Escobar. A sa suite, Maribel Gutiérrez Tinoco, ex-Miss Colombie, fut propulsée par les opérations de chirurgie esthétique, financées par l'argent de la drogue et par les réseaux d'influence des cartels, qui décidaient sans mal de l'issue des concours. Plus récemment, l'actrice Lilian Andrea Lozano connut une fin tragique, torturée et assassinée par des tueurs à gages début 2009, aux côtés de son amant mafieux, le puissant Fabio Vargas.
Actuellement sous protection policière, Yovanna Guzmán écrit une autobiographie destinée à dissuader les jeunes modèles colombiennes de céder aux mirages du monde des narcotrafiquants.


Slate.fr
Jeudi 17 Septembre 2009

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