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Quand les marchés financiers décident de la gouvernance des pays




C’est ce qui vient de se produire en Europe, et particulièrement pour les pays qui connaissent des crises financières. C’est le cas par exemple de la Grèce et de l’Italie.
Ce sont les marchés financiers qui ont décidé du renvoi de Georges Papandréou en Grèce et de Silvio Berlusconi en Italie.
Si en Grèce, le pays était au bord de la banqueroute, ce n’était guère le cas pour l’Italie même si sa dette extérieure était très forte. Elle pouvait se permettre de supporter la crise et même de la surmonter parce que sa structure économique le lui permet. Elle se trouve d’ailleurs dans la même situation que la France. Mais les marchés financiers en ont décidé autrement renvoyant dans ses pénates le Cavaliere qui aura eu le mérite de rester au pouvoir dix-sept ans, un record pour l’Italie habituée à changer de gouvernement tous les mois, sinon les deux ou trois mois. Avec Silvio Berlusconi malgré ses frasques, l’Italie, il faut le reconnaitre,  a connu une période de longue stabilité gouvernementale.
Mais tout a une fin ! Et surtout que ce sont les marchés financiers qui ont déclaré que l’heure a sonné pour Berlusconi de passer la main et de laisser la place à un économiste de renom, Mario Monti pour sauver les meubles, et donc de venir à la rescousse de l’Italie fortement endettée.
La sortie de Silvio Berlusconi était lamentable. Il était hué par une foule nombreuse qui fêtait en même temps sa fin de règne avec de la musique et des chants. On le voit, ce ne sont plus uniquement, les coups d’Etat ou les révolutions populaires, viennent s’y ajouter les marchés financiers qui ont aujourd’hui leur mot à dire dans la conduite des affaires des pays.
Le Portugal a connu lui aussi la même situation, et l’Espagne est sur la même voie avec le retour au pouvoir du Parti populaire.
La France, quant à elle, l’a échappé belle. Elle a connu une frayeur lorsque l’Agence américaine de notation Standar et Poor’s a commis une erreur faisant état d’un abaissement de la note souveraine française. Néanmoins vu le montant très important de la dette extérieure de la France, c’est un coup de semonce !  L’Europe est aujourd’hui malade financièrement. Et chacun va de sa recette pour lui trouver le remède nécessaire. Certains parlent de fédéralisme, alors que la chancelière allemande Ankela Merkel propose carrément de revoir le Traité de Lisbonne pour donner plus de poids à l’Union européenne face aux Etats qui négligent les règles budgétaires.
Quoi qu’il en soit, l’Union européenne ou l’Europe des 27 dans son ensemble traverse actuellement une mauvaise passe sans omettre de parler de l’Europe des 17, la zone Euro qui connaît des turbulences très graves mettant en doute la fiabilité de la monnaie commune.

Youssef BENZAHRA
Mardi 15 Novembre 2011

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