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Quand les enfants insistent pour jeûner...

Un accompagnement dans la douceur




Quand les enfants insistent pour jeûner...
«Dis maman, cette année je vais faire comme vous. Je vais jeûner moi aussi». Du haut de ses neuf ans, Rayan est bien décidé à convaincre sa mère. Que de fois n’a-t-on pas entendu de telles sollicitations d’enfants qui tiennent coûte que coûte à jouer dans la cour des grands. Mais c’est à ces derniers de faire la part des choses. 
«Il y a un temps pour tout» comme en témoigne cette jeune maman. Il va sans dire que jeûner ne devient obligatoire qu’à l’âge de la puberté 14-15 ans. «Bien avant, ma petite fille Hanae a insisté pour jeûner. Cela s’est fait graduellement. Comme le font la plupart des parents, j’ai commencé par la réveiller pour le shour, généralement les week-ends ou durant les vacances. Elle fait le Ramadan juste la matinée. D’autres jours, c’est après un bon déjeuner que le jeûne commence pour elle. Au final, on s’amuse à coudre les parties pour confectionner une journée complète», se souvient encore cette maman.
C’est toujours un grand plaisir pour les enfants de se sentir grandir notamment en jeûnant. C’est le cas de Rajae qui se souvient encore, les yeux pleins les étoiles, de la première fois qu’elle a jeûné pour «La nuit du destin». «J’étais devenue la princesse d’un soir. J’ai eu même droit à une robe de mariée et à de beaux bijoux. Fêtée, adulée, tous les honneurs m’étaient dus au point que j’ai eu quelque regret à ne pas avoir jeûné auparavant. Bien évidemment, on m’a offert des cadeaux. Je garde amoureusement les photos prises pour l’occasion ». 
Tout cela se fait dans la douceur pour faire aimer à l’enfant le Ramadan. Il ne faut surtout pas le forcer à jeûner et quand il lui arrive de le faire, il faut le surveiller afin d’éviter tout risque de déshydratation comme le recommandent les nutritionnistes. 
Et ceux qui ne le font pas ne doivent pas être laissés pour compte. Généralement, on a tendance à les négliger surtout quand tout le monde jeûne à la maison. Souvent, ils se contentent des restes du repas de la veille voire du «shour». Ce qui inquiète sérieusement Amina : «J’avoue que mes enfants ne prennent pas de vrais repas durant la journée. Ils n’arrêtent pas de grignoter notamment des sucreries. Ils refusent de se mettre à table pour prendre un bon repas. «On attendra le soir pour le faire avec vous», rechignent-ils. Mais apparemment, cette autre jeune maman de trois chérubins  a trouvé la parade : «C’est bien simple, durant le mois sacré, mes enfants  deviennent des «goûteurs». J’essaie chaque jour  de tester une nouvelle recette que je soumets à leur avis.  Fiers de la confiance que je leur fais, les traitant sur un pied d’égalité, ils apprécient  mon geste. Et voilà juste avec un peu d’imagination, je m’assure qu’ils ont eu un repas complet». Et de préciser :«Mais il faut reconnaître aussi que le fait d’être mère au foyer me facilite beaucoup la tâche». 

Nezha Mounir
Lundi 14 Juillet 2014

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