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Quand la coopération Sud-Sud devient une alternative incontournable

La complémentarité, clé de voûte du développement, du progrès et de la prospérité en Afrique




Quand la coopération Sud-Sud devient une alternative incontournable
Rabat vient d’abriter le Forum de Crans Montana, plateforme mondiale qui   a tenu au Royaume sa 25ème session annuelle sous le thème «Cap sur le Sud-Sud: plus qu’une stratégie, une nécessité». Un événement d’envergure mondiale qui a été marqué par un message fort du Souverain aux chefs d’Etat, responsables gouvernementaux et experts, dont l’essence est d’explorer tous les canaux de la coopération Sud-Sud dans le sens de tirer un meilleur profit du potentiel de la région qui regorge de ressources naturelles en orientant les efforts vers la création d’une valeur ajoutée locale tirée de l’exploitation de ces ressources.
Par la voix du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar, SM le Roi Mohammed VI s’est déclaré, vendredi, persuadé que l’Afrique, dotée de ressources naturelles et humaines, peut créer un «miracle africain». 
«Nous sommes persuadé que notre continent, riche en ressources naturelles complémentaires les unes des autres et fort des potentialités de l’individu africain, est apte à créer un «miracle africain», fondé sur la sécurité, la stabilité et voué à la promotion du développement humain et à la réalisation du progrès et de la prospérité pour ses peuples», a souligné le Souverain dans ce message. 
Une vision partagée par l’ensemble des présents qui ont souligné, durant le deuxième jour du Forum (samedi), l’importance de la coopération Sud-Sud comme «catalyseur du développement» en Afrique et garant de réussite de son intégration régionale.
Lors d’un panel sur «L’Afrique: de nouvelles voies pour l’intégration mondiale du continent», au deuxième jour du forum placé sous le thème «Cap sur le Sud-Sud: plus qu’une stratégie, une nécessité», le président du Burkina Faso,   Blaise Compaoré, a relevé la forte dynamique que connaît actuellement le continent africain au potentiel économique très important, eu égard à l’abondance de ses richesses naturelles et son capital humain.
Mais ces atouts, a-t-il déploré, ne reflètent pas suffisamment le niveau du développement humain des pays africains qui n’enregistrent pas de progrès significatifs en matière de lutte contre la pauvreté. Dans ce contexte, la coopération Sud-Sud s’avère, selon lui, «le meilleur moyen» voire «une alternative incontournable» pour relever les défis du développement.
De son côté, le président du Burundi,   Pierre Nkurunziza, a mis en avant l’expérience de son pays qui fait partie de plusieurs communautés interrégionales à l’instar des Grands Lacs africains, pour souligner l’importance de développer ce genre d’initiatives pour se pencher sur des questions vitales pour le continent, en particulier celles de la paix et de la sécurité, «clé de toute intégration» et «base de tout investissement et échange».
Pour M. Nkurunziza, les ressources naturelles dont regorgent l’Afrique sont de nature à faciliter le processus d’intégration africaine qui doit aussi s’ouvrir sur d’autres régions du monde.
Le gouverneur de l’Etat du Niger, Mu’azu Babangida Aliyu, a, pour sa part, imputé l’inadéquation entre le niveau du développement en Afrique avec son potentiel économique et social à un problème de leadership, affirmant que la réussite de l’intégration africaine nécessite des leaders «créatifs, honnêtes et courageux».
La ministre guinéenne de l’Industrie,  Fatoumata Binta Diallo, a plaidé, quant à elle, pour une coopération Sud-Sud qui consacre un partenariat gagnant-gagnant à même de garantir la valorisation des ressources naturelles et la création des valeurs, soulignant notamment l’importance de consacrer le partenariat public-privé. La représentante de la Banque africaine de développement, Yacine Diama Fal, a, de son côté, mis en avant la pertinence d’intégrer l’Afrique dans la chaîne des valeurs mondiales, pour accélérer son industrialisation, ce qui est de nature à lui permettre de relever les défis du développement durable.
Cette rencontre a été notamment une occasion de souligner l’apport des milieux d’affaires marocains qui sont parmi les plus actifs en Afrique, contribuant de manière déterminante au développement économique, ce qui en fait les premiers investisseurs alors que le Maroc est devenu le point de rencontre des pays de l’Afrique sub-saharienne et la porte d’accès vers l’Europe.
Soulignons, comme cela a été mis en évidence par le Souverain, qui a affirmé que la concrétisation de ce miracle «n’est pas qu’un rêve ou une espérance que nous appelons de nos vœux. Nos peuples peuvent en faire une réalité concrète, si l’on parvient à surmonter les différends artificiels», que ce «miracle africain» est un grand défi qui ne peut jamais être considéré comme une gageure.   

J.R
Mercredi 25 Juin 2014

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