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Quand Ahmed Lamsayeh redonne toute sa splendeur au zajal

«Basma» est son dernier recueil




Quand Ahmed Lamsayeh redonne  toute sa splendeur au zajal
D’un recueil à l’autre, le poète en langue dialectale continue de montrer une grande capacité de maîtriser les mots et  le langage. Après feu Ahmed Tayeb Laâlaj, Ahmed Lamsayeh est indéniablement le représentant du Zajal. «Basma» (Sourire) est le titre de son nouveau recueil poétique qu’il vient de publier en ce début de 2014 aux éditions Dar Attawhidi, à Rabat. A Errachidia, où la faculté polydiscipliaire lui a rendu un vibrant hommage, en compagnie du jeune romancier Abdelaziz Rachidi, Lamsayeh a pu enchanter le grand public par la lecture de quelques poèmes. Dans une salle archicomble, étudiants, professeurs, chercheurs et créateurs, sont revenus avec le poète à ses tout premiers débuts. Mais aussi, à ce couronnement d’une poésie engagée dans le vrai sens du terme.  
Le nouveau recueil décline un ensemble de poèmes dans lesquels  l’auteur investit le trésor linguistique marocain, pour évoquer et invoquer des situations humaines, telles l’amour, l’amitié, la contemplation et les relations politiques. Les témoignages des chercheurs et professeurs venus du Moyen-Orient, pour prendre part aux actes du colloque organisé autour de «L’Ecriture et l’autorité», ont été significatifs. «On vous comprend très bien, et on est désormais de vos admirateurs», a souligné Mme Houjayna El Khatib, professeur de langue arabe en Palestine. Mêmes impressions des chercheurs de Libye et du Sultanat d’Oman…
Le recueil dont la couverture est illustrée par une toile de Mohamed Qourraich, est une sorte de travail sur soi, un retour à soi et une évasion du monde.  L’auteur qui défend bec et angles le zajal, en tant que genre poétique authentique, y trouve, déjà depuis le début des années1970 ses sources d’inspiration. 
 «Le verbe est dur… en dépit de la nudité de la feuille en face…il refuse de s’extérioriser», «j’ai dû effacer certains mots… je les ai trouvés camouflés … dans l’autre page». Voilà un exemple de cette relation qu’Ahmed Lamsayeh entretient avec son produit poétique. «Certains trouvent dans l’appellation poète populaire, une espèce de sous-estimation de ce genre poétique, alors qu’il s’agit certainement d’un genre créatif à part, qui fait partie de la poésie dans son sens large», dit-il. Sans aucun doute, dans la mesure où il répond à la définition qui veut que la poésie soit un  verbe rythmé et  versifié avec des rimes. 

Mustapha Elouizi
Samedi 22 Mars 2014

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