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Qualité de l’eau potable à Casablanca : La Lydec mène campagne




La Lydec, gestionnaire délégué de l’eau potable, persiste et signe. La qualité d’eau distribuée aux Casablancais est bonne. Une campagne de communication a été engagée pour dissiper les doutes et rassurer les habitants de la ville blanche. Et pour y arriver, il n’y a pas mieux que les journalistes pour prêcher sa bonne parole.  Un atelier a été organisé hier à Casablanca spécialement pour eux. L’objectif : présenter le processus de distribution de l’eau potable sur le Grand Casablanca, le dispositif de contrôle qualité et les innovations mises en place par la Lydec pour la préservation de la ressource.
Pour Serge Lescouet, directeur Exploitation eau et assainissement, l’alimentation en eau potable est desservie à Casablanca par plusieurs amenées. La qualité de l’eau varie selon sa provenance. Pour pallier  tout aléa susceptible de générer des perturbations, la Lydec s’est employée à assurer un suivi des caractéristiques des différentes eaux.
Ainsi, le responsable a-t-il indiqué que l’entreprise effectue un contrôle de la qualité d’eau potable  24H/24 et 7j/7 à l’entrée et à la sortie des réservoirs, par le Bureau central de conduite et en conformité avec les  normes sanitaires en vigueur au Maroc définissant les références de qualité et les fréquences d’échantillonnage. Un prélèvement journalier s’effectue sur 168 points de contrôle, répartis sur l’ensemble du périmètre et du réseau (écoles, habitations, cafés…). « La Lydec a opéré  82.000 analyses en 2010  alors que les exigences des normes marocaines sont de 62.000 analyses par an. Et pour mieux renforcer ce dispositif de contrôle, un nouveau laboratoire d’analyses conçu selon les exigences de la norme ISO 17.025 sera mis en service fin 2011 », a-t-il déclaré.
Pourtant, le discours de M. Lescoute ne semble pas apporter quelque chose de  nouveau et sonne comme un déjà entendu, puisqu’un communiqué du gestionnaire délégué  a fait le tour de quelques titres de la presse marocaine.
Faire appel à des scientifiques ne semble pas sauver la mise. L’intervention académique et trop technique du professeur Mohamed Tahiri, de la Faculté des sciences n’a pas eu l’effet escompté et il ne semble pas répondre aux questions posées par plusieurs Casablancais à propos de la qualité de l’eau et les interrogations contenues dans une étude menée par des chercheurs marocains et qui a démontré que certaines ressources risquent, à terme, de ne plus répondre aux exigences de qualité et même de grever le coût de production si des mesures préventives immédiates ne sont pas prises pour endiguer le flux de pollution dû surtout aux nitrates.
Cette journée consacrée à la distribution de l'eau potable au niveau du Grand Casablanca, a révélé également la détection et  la réparation de plus de 1.000 fuites invisibles en 2010 et 25.000 fuites au niveau des branchements et des compteurs des clients. 

Hassan Bentaleb
Mercredi 23 Mars 2011

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