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Purge au sein du Polisario




L’ hallali se poursuit contre les opposants à la nouvelle direction du Polisario. Selon des sources bien informées, un haut fonctionnaire de la sécurité, Limam Ould Bachra, aurait été enlevé par la milice à la solde de Brahim Ghali et porté disparu par sa hiérarchie et son entourage avant que ses traces n’aient été signalées au tristement célèbre bagne de D’Haibia jadis connu sous le nom d’Ecole du 9 Juin. Nos sources nous ont également affirmé qu’Ould Bachra, qui appartient à la tribu R’Guibatt Oulad Cheikh, avait la qualité de commandant de la prétendue gendarmerie des séparatistes. Il était en poste au lieu dit Birakba situé au sud du camp dénommé Esmara au moment où il avait été kidnappé sur instructions du DRS algérien par une brigade nouvellement créée et portant le nom d’Abdelaziz, patron dé- funt du Polisario, dont la mission est de kidnapper tous les opposants avant de les faire embastiller. Nos sources ajoutent aussi que les services algériens qui sont les véritables instigateurs de cette nouvelle stratégie craignent que les dissensions au sein de certaines brigades de la prétendue gendarmerie ne conduisent à l’irréparable. Cette arrestation qui n’est pas la première du genre, entre dans le cadre d’une purge mise en branle depuis la nomination de Brahim Ghali et qui touche tout opposant éventuel et, particuliè- rement, les personnes proches de l’ancien patron de l’organisation séparatiste. A titre d’exemple, un cadre influent du Polisario dans les Iles Canaries dénommé Bouslane avait été mis sur la touche en août dernier et sommé de quitter sa résidence au prétexte qu’il aurait été responsable de « «fraudes» et d’«irrégularités» et d’avoir «favorisé les membres de sa tribu, Oulad Tidrarine dans la distribution des aides». Selon les observateurs, cette purge qui n’a pas encore touché à sa fin atteste de l’existence de graves dissensions au sein de l’organisation séparatiste et de la lutte acharnée pour le pouvoir que se livrent les différentes fractions en lice; une lutte que les derniers développements de la situation et le retour du Maroc au sein de l’Union africaine pourraient accentuer davantage. C’est dans ce contexte qu’il faudrait aussi placer les récentes assertions des stipendiés à la solde d’Alger visant, d’une part, à minimiser l’impact de ce retour en vue de calmer les esprits de leurs sympathisants et, d’autre part, à seriner leur sempiternel appel à la reprise des armes pour ressouder leurs rangs. Le patron du Polisario, Brahim Ghali, a ainsi explicitement menacé de reprendre la guerre contre le Maroc, en affirmant à l’AFP que «toutes les options restent ouvertes » et un autre membre influent de cette entité fantoche, à savoir Mohamed Salem Ould Salek, a minoré l’impact du retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle africaine en alléguant que ce retour équivalait à une victoire du Polisario alors même que l’Algérie et l’Afrique du Sud avaient fait des mains et des pieds pour l’entraver, sans pour autant parvenir à leurs fins. Force est de rappeler également que la désignation même de Brahim Ghali au terme d’une mascarade que les thuriféraires du séparatisme avaient orchestrée, avait attisé les dissensions et conduit vers une situation qui aurait été pour le moins intenable, n’eût été l’intervention musclée d’une Algérie qui avait imposé le couvre-feu et procédé à des arrestations massives parmi les contestataires. Ce qui n’avait pas empêché l’émergence d’un mouvement dissident dénommé « La ligne du martyr » qui avait non seulement refusé de participer aux travaux du soi-disant congrès extraordinaire, mais contesté aussi sa légalité. Ce mouvement avait également appelé l’ONU à effectuer un recensement des populations de Tindouf et à organiser des élections libres et transparentes dans les camps en vue de la nomination d’une nouvelle direction à même de s’engager sérieusement dans le processus de recherche d’une solution politique au conflit artificiel alimenté par l’Algérie au Sahara. La situation ne s’est pas calmée depuis lors puisque les remous n’ont pas encore pris fin et que la chasse aux sorcières lancée par Brahim Ghali et ses sbires ne fait que prendre de l’ampleur.

Ahmadou El-Katab
Mardi 7 Février 2017

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1.Posté par Mounir le 08/02/2017 15:49
Le leader du "Polissario":l'extrémiste Brahim Ghali ,poursuivi pour viol et tortures en Espagne et adepte de la manière forte ne tardera pas à commettre un faux pas et ne pourra alors plus compter sur la complaisance et la partialité de l'ex chef de l'ONU Ban ki moon qui a quitté l'institution sur un bilan décevant et a vu ses chances de briguer la présidence sud coréenne anéanti en raison de soupçon de corruption.

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