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Proudhon, la vie et l’héritage d’un socialiste




Proudhon, la vie et l’héritage d’un socialiste
Le 19 janvier 1865, voilà cent cinquante ans, disparaissait Pierre-Joseph Proudhon. «L’enfant terrible du socialisme », comme le surnomme un de ses biographes, était alors une figure influente des milieux ouvriers politisés. S’inscrivant dans la nébuleuse des socialismes utopistes et conceptuels des années 1830-1860 qui font l’objet de redécouvertes politiques et scientifiques depuis une bonne dizaine d’années, la figure de Proudhon mérite examen, au-delà des quelques formules toujours citées, telle «la propriété, c’est le vol», et des condamnations sommaires, au demeurant compréhensibles sur certains sujets comme la misogynie et l’antisémitisme.
A la différence de Marx dont il fut un des plus féroces adversaires, ses partisans n’ont pas fondé un «proudhonisme » comme il existe dès les années 1880 un «marxisme».
Proudhon l’affirma avec clarté dans son journal « Le Représentant du peuple » du 16 août 1848 : «le “isme” ne s’accole pas mieux à notre nom qu’à nos idées». Néanmoins, il est pour beaucoup considéré comme l’un des principaux théoriciens du courant anarchiste, ou d’un « socialisme non étatique». Son œuvre foisonnante, protéiforme et peu systématique prête aux interprétations les plus contradictoires et lègue un héritage complexe dans le mouvement socialiste au moins jusqu’à la Première guerre mondiale. Sans qu’il soit toujours revendiqué, la présence de Proudhon imprègne de nombreux écrits. Jean Jaurès le cite rarement, mais respecte la figure le peu de fois où il la mentionne, une manière habile pour lui de se différencier des autres formes de socialisme de son temps, et peut-être aussi le reflet d’une méfiance à l’égard de « l’étatisme » excessif de certains de ses camarades.
Pour comprendre cet héritage, un détour par sa biographie est nécessaire. Fils d’un tonnelier et d’une cuisinière, Pierre-Joseph Proudhon naît à Besançon en janvier 1809.
Grâce à une bourse, il parvient à suivre des études secondaires au collège de sa ville natale, qu’il doit néanmoins quitter rapidement. Proudhon devient ouvrier typographe, un des métiers les plus fréquents de l’élite ouvrière politisée de cette période. Perdant une première fois son emploi, il parcourt de nombreuses villes françaises. Il se stabilise finalement, toujours comme ouvrier typographe, chez les frères Gauthier à Lyon. Il rédige un premier ouvrage sur la grammaire qui attire l’attention de l’Académie des sciences de Besançon, lui permettant d’obtenir à nouveau une bourse. Proudhon se rend alors à Paris où il publie en 1840 son ouvrage Qu’est-ce que la propriété ? L’écho de ce volumineux pamphlet est considérable en France et à l’étranger. Karl Marx affirme alors : «L’ouvrage de Proudhon, « Qu’est-ce que la propriété ? », a pour l’économie sociale moderne la même importance que l’ouvrage de Sieyès « Qu’est-ce que le tiers Etat ?». Pour la politique moderne».
Comme le souligne le meilleur connaisseur de ce texte, l’historien Edward Castelton, dans ce pamphlet, Proudhon « identifie le problème qui est au cœur de la question sociale dans la France postrévolutionnaire du XIXe siècle : l’écart entre le droit et le fait. Il est obnubilé par le paradoxe de ses contemporains qui parlent toujours de l’égalité des droits pour justifier la propriété, alors que c’est précisément la propriété qui provoque et consolide des inégalités de richesse et de fortune et qui rend, par conséquent, l’égalité juridique insignifiante».
Une autre série de publications entraîne Proudhon devant la Cour d’assises du Doubs. Il est acquitté, mais perd sa bourse et, à nouveau, les frères Gauthier lui viennent en aide.
Proudhon publie ensuite le « Système des contradictions économiques » dont le sous-titre «Philosophie de la misère » sera rendu célèbre par la réplique de Marx contre Proudhon, Misère de la philosophie (1847). Peu de temps avant, Marx et Proudhon s’étaient rencontrés à Paris, mais leurs divergences quant à l’organisation d’un outil de propagande internationale puis leurs conceptions politiques et théoriques réciproques les ont irrémédiablement divisés. L’ouvrier bisontin croise également le chemin d’autres exilés comme Karl Grün, Herzen, Bakounine et forge ses convictions dans le contexte de ces rencontres. Une fois installé à Paris, Proudhon fonde un quotidien « Le Peuple » qui devient peu avant la Révolution de 1848, « Le Représentant du Peuple ». Signe de sa popularité depuis son pamphlet de
1840, Proudhon est élu aux élections complémentaires début juin 1848 député à l’Assemblée nationale de la jeune Deuxième République. Très critique du gouvernement, il se situe à l’extrême-gauche des parlementaires. Révolté par l’écrasement de l’insurrection ouvrière de juin 1848, il intervient quelques semaines plus tard à l’Assemblée pour vanter les mérites de la confrontation de classes et de l’ouvrier, à qui désormais appartient l’avenir de l’humanité. Dans « Les confessions d’un révolutionnaire » (1849), il affirme en effet que c’est aux travailleurs eux-mêmes de structurer leurs propres organisations économiques et sociales. Le théoricien de l’anarchisme est né. Son activité politique pratique n’est pas par ailleurs négligeable. Afin de défendre l’idée de coopération entre les ouvriers et résoudre le problème de la propriété par la conception d’un crédit gratuit, il fonde une Banque du peuple au début de l’année 1849. Mais le manque de recettes, et sa condamnation en mars à trois ans de prison, signent la fin du projet. A la même époque, Proudhon épouse le 31 décembre 1849 Euphrasie Piegeard, une ouvrière passementière, avec qui il eut quatre filles.
Aux lendemains de la révolution avortée de 1848, son attitude ambiguë à l’égard de Louis-Napoléon Bonaparte devenu Napoléon III, a contribué à ternir sa réputation. Condamné pour avoir critiqué Louis-Napoléon, il est incarcéré jusqu’en juin 1852. La levée de l’interdiction initiale de son ouvrage « La Révolution sociale démontrée par le coup d’Etat du 2 décembre » (1852) comme ses rencontres avec le prince Jérôme, cousin de Napoléon III qui représentait l’aile sociale du bonapartisme lui ont assuré ensuite une certaine bienveillance, reflétant la volonté impériale de tenter d’intégrer les représentants ouvriers au régime. Proudhon a-t-il cru à la « révolution par en haut » ? Les désillusions consécutives à l’échec de la vague révolutionnaire de 1848 expliquent en large partie son état d’esprit mais s’il a pu être tenté par le bonapartisme, ce n’est assurément pas ce qui domine son œuvre, presque toujours critique de l’Etat et des gouvernements. Lisons-le directement dans « Le Peuple » du 15 novembre 1848 : «Le but de la Révolution de 1848 est connu: c’est l’abolition complète du privilège propriétaire. Le moyen d’arriver à cette abolition est également connu: c’est l’association ouvrière, c’est la substitution de la solidarité industrielle à la commandite capitaliste; c’est la centralisation, par le crédit mutuel, de toutes les forces travailleuses ; c’est, en un mot, l’excommunication de la propriété».
Pendant cette période, Proudhon publie également un « Manuel du spéculateur », plusieurs fois réédité de 1854 à 1857, où il dénonce le « régime bussal », c’est-à-dire l’extension des valeurs de la Bourse à l’ensemble des activités humaines. Toujours critique des autorités, Proudhon est de nouveau condamné à la suite de la publication de « De la justice dans la Révolution et dans l’église » (1858), longue réponse – il s’agit du plus volumineux ouvrage qu’il n’ait jamais écrit – à une attaque d’un publiciste catholique, véritable manifeste de l’anticléricalisme qui sera lu par des nombreux responsables politiques tout au long du XIXème siècle. L’ouvrage a été considéré, peut-être avec un certain excès, par le sociologue Georges Gurvitch, grand lecteur de Proudhon, comme une « véritable encyclopédie de la pensée philosophique, sociologique et politique de Proudhon».
Proudhon se réfugie ensuite en Belgique jusqu’en 1862, avant de revenir en France où il bénéficie d’une amnistie. Parmi ses dernières réflexions politiques, il faut relever son attention à la question du fédéralisme ; installé à la périphérie de Paris à Passy, il publie « Du Principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la Révolution » en 1863 où il défend fortement l’idée de fédération : « toutes mes idées économiques, élaborées depuis vingt-cinq ans, peuvent se résumer en ces trois mots : fédération agricole-industrielle. Toutes mes vues politiques se réduisent à une formule semblable : fédération politique ou décentralisation ».
Son dernier ouvrage, « De la capacité politique des classes ouvrières », a valeur de testament. Il sera « le catéchisme du mouvement ouvrier français » (G. Gurvitch) et les Internationaux proudhoniens (de l’Association Internationale des Travailleurs fondée en 1864, la « Première Internationale ») le lisent avec attention. Dans cet ultime ouvrage, Proudhon prône une mise à distance radicale du mouvement ouvrier à l’égard des élections et de l’Etat ; le théoricien anarchiste réagissait notamment au « Manifeste des soixante », rédigé par Henri Tolain, qui réclamait l’égalité et prônait des candidatures ouvrières aux élections.
Proudhon, favorable aux manifestations d’autonomie ouvrière, n’en considérait pas moins que la perspective parlementaire était une illusion, et recommandait donc l’abstention.
La défiance à l’égard de l’institution parlementaire est une des constantes de l’œuvre publiée de Proudhon. N’affirme-t-il pas dans les « Confessions d’un révolutionnaire » : « il faut avoir vécu dans cet isoloir qu’on appelle Assemblée nationale, pour concevoir comment les hommes qui ignorent le plus complètement l’état d’un pays sont presque toujours ceux qui le représentent »... A sa mort, Proudhon laisse plusieurs ouvrages inédits publiés quelques années plus tard, comme « Théorie de la propriété » (1866) ou « Du principe de l’art » (1875), ainsi qu’une abondante correspondance.
Peut-on résumer les grands traits de son oeuvre ? Les travaux, entre autres, de Robert Damien et d’Edward Castelton – ces deux chercheurs ayant notamment publié une édition critique très fournie de « Qu’est-ce que la propriété ? » – la synthèse d’Edouard Jourdain sur l’anarchisme et le « Dictionnaire Proudhon », donnent un aperçu significatif des principales thématiques7. Parmi les grands fils conducteurs, on peut citer en premier lieu, sans exclusive, son appréciation de l’histoire révolutionnaire qu’il analyse comme un mouvement perpétuel de l’humanité vers plus de justice. Le rôle central des rapports économiques est évident (la propriété, le crédit, l’impôt reviennent régulièrement) ou encore le problème de l’Etat et de Dieu, deux absolus contre lesquels il a ferraillé pendant une grande partie de son existence. Enfin la question sociale et ouvrière est cœur de la réflexion proudhonienne: à ce titre n’oublions pas de souligner que Proudhon est un des très rares théoriciens du mouvement ouvrier à être issu d’extraction modeste, et sa popularité parmi les Internationaux français doit aussi se comprendre à partir de cet ancrage dans le milieu ouvrier.

Proudhon
après Proudhon
La perspective séparatiste proudhonienne, au sens où les ouvriers doivent être séparés de toutes les formes politiques et sociales bourgeoises, lègue au mouvement socialiste et syndicaliste français un horizon qui le hantera durablement, au-delà des controverses sur l’œuvre elle-même. Comment en effet ne pas voir chez Fernand Pelloutier et Georges Sorel – qui s’en réclament d’ailleurs régulièrement – cet héritage proudhonien ? Les syndicalistes révolutionnaires de la CGT ont assurément recueilli et fait fructifier cette dimension séparatiste. On observe d’ailleurs à la toute fin du XIXe siècle un « retour à Proudhon» dans un contexte où la critique du marxisme connaît un certain écho chez nombre de socialistes cherchant des références alternatives à Marx. L’adversaire historique de Marx ne disparaît ainsi jamais et ressurgit ainsi périodiquement au cours des crises qui traversent la gauche française.
Mais son écho va bien au-delà de la gauche. Une des appropriations les plus controversées de Proudhon est celle de cercle portant son nom, le fameux «Cercle Proudhon » qui mêle des théoriciens du syndicalisme révolutionnaire avec des représentants de l’Action française entre 1911 et 1914. Assurément très minoritaire, il a longtemps porté préjudice à l’image du socialiste antiautoritaire, d’autant que des théoriciens contre-révolutionnaires d’entre-deux-guerres puis du régime de Vichy ont fait la part belle à Proudhon. Il existe bien en effet une permanence de cet héritage, sélectif et très contestable historiquement, mais légitimé par certaines positions conservatrices sur la famille et une hostilité viscérale au jacobinisme (Proudhon détestait la Révolution française, bourgeoise et parlementaire) et aux républicains bourgeois, associés à l’étatisme. Proudhon, « c’est un style, une violence et une conviction qui ne laissent pas indifférent notamment de ce côté-ci du monde politique».
Dans le mouvement socialiste organisé, la condamnation est sévère du côté des partisans de Jules Guesde puis ultérieurement par le mouvement communiste international dans le sillage de l’URSS : Proudhon est ainsi une figure très célèbre mais le plus souvent honnie, elle incarne la figure négative de l’anarchisme face à Marx. Reste qu’au sein même du PCF, un ouvriérisme marqué, une fierté ouvrière, « basiste » et anti-intellectualiste trouvent selon certains historiens, ses racines chez des figures comme Proudhon.
Avec la fin progressive de l’hégémonie intellectuelle à gauche du PCF, Proudhon ressurgit. Il n’avait jamais été abandonné, ses écrits étaient toujours publiés. Le regain d’intérêt est progressif et les années 1960 marquent un tournant. Pour la deuxième gauche, Proudhon est bien un anti-Marx, mais surtout une figure à réhabiliter car il incarne un socialisme non autoritaire contre la dérive bureaucratique. Le colloque sur l’ « Actualité de Proudhon » qui a lieu en 1965 et publié en 1967 s’inscrit dans ce mouvement, correspondant aussi à une certaine vivacité du courant anarchiste qui va s’affirmer dans le sillage des événements de mai-juin 1968. Pour présenter cet ouvrage, voilà ce l’on pouvait écrire en 1967 ; «on se demande aujourd’hui si certaines tendances du monde contemporain ne correspondent pas à des conceptions fondamentales de Proudhon. Citons, par exemple, le développement de toutes formes d’autonomie, l’accent mis sur l’élément libre et contractuel de tout engagement social, l’association de l’ouvrier à la gestion de l’entreprise et même de l’économie». Proudhon, « oui et non » tranchera le libertaire Daniel Guérin: son œuvre est bien en discussion.
Une sympathie durable se repère par exemple chez une figure emblématique de la deuxième gauche, l’historien de l’autonomie ouvrière et de Fernand Pelloutier, par ailleurs éditorialiste influent, Jacques Julliard, sympathie dont on retrouve encore la trace dans sa récente histoire des gauches ou encore dans son dialogue avec Jean-Claude Michéa.
Mais à la perspective anti-étatiste fondamentale s’est substituée ici une référence plus ponctuelle pour exprimer une défiance à l’égard de la bureaucratie et de l’Etat, à distance des grandes déclarations proudhoniennes de 1848.
Depuis peu, les rééditions de textes de courants socialistes du XIXe siècle se sont multipliées.
La connaissance de l’œuvre de Proudhon a incontestablement bénéficié de ce regain d’intérêt dans un contexte où le renouveau pour l’idée de coopérative à une large échelle est manifeste14. Les phrases de 1967 citées ci-dessus pourraient s’appliquer, mutatis mutandis, aux années 2000 : après l’effondrement du système soviétique, les alternatives au capitalisme ont eu tendance à prendre leurs distances avec l’héritage marxiste et à chercher des solutions chez les socialismes critiques de Marx. Les rééditions de ses textes, parfois avec d’importants et substantiels appareils critiques, témoignent de cette vivacité. La Société Proudhon accompagne ce renouveau scientifique avec des colloques sur des thèmes variés15. Proudhon, plus qu’un simple représentant d’un socialisme antiautoritaire ou de l’anarchisme est désormais considéré comme un philosophe, voire un précurseur de la sociologie, prolongeant des intuitions de Georges Gurvitch qui aurait été certainement conforté de voir ce regain d’intérêt indéniable après la faillite du « socialisme réel ». L’édition attendue des carnets de Proudhon et nombre de publications prévues en lien avec le projet « Utopies 19 » financé par l’Agence Nationale de la Recherche permettra assurément de nouveaux travaux sur ses écrits.

L’avenir d’une oeuvre ?
Reste qu’il ne faut probablement pas attendre des écrits de Proudhon ce qu’ils ne disent pas et il est désormais vain de vouloir le « réhabiliter » face à Marx ou à d’autres théoriciens de son envergure. Marx a voué aux gémonies avec sarcasme certaines expériences historiques comme la Banque du peuple et n’a incontestablement guère perçu l’importance de la force mobilisatrice de démarches alternatives dans le cadre du capitalisme comme celles avancées par Proudhon. Mais Marx a sur ce point d’une certaine manière les qualités de ses défauts : sa critique de l’économie politique présentée notamment dans « Le Capital » lui confère assurément un regard historique, politique et économique sur l’évolution mondiale du capitalisme d’une toute autre ampleur que celle de Proudhon, dont l’horizon apparaît limité lorsqu’il s’agit de comprendre les évolutions structurelles d’un système. Peut-être faut-il déjà les (re)lire avec plus de distance l’un et l’autre que jadis et, de ce point de vue, l’appel de Georges Gurvitch de 1965 résonne encore aujourd’hui : « je suis persuadé, pour ma part, qu’actuellement, aucune doctrine sociale soucieuse à la fois de dédogmatiser le marxisme et de corriger Proudhon en les dépassant l’un et l’autre, aucune doctrine sociale de cet ordre n’est possible sans une synthèse de la pensée de ces frères ennemis».
Quoiqu’il en soit, on se tromperait à ne les considérer que comme des antiquités et des textes dépassés, tant nombre de questions qui ont occupé leur existence semblent toujours traverser les problématiques de nos sociétés modernes.

* Maître de conférence en histoire contemporaine
(Normandie Université, GRHIS-Rouen)

Par Jean-Numa Ducange *
Mercredi 21 Janvier 2015

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1.Posté par Belhajilali le 20/01/2015 23:11
Oser comparer Proudhon à Marx et prétendre que le premier avait été de taille à exister comme l'un des plus féroces adversaires du second est la bêtise dont seul un ignorant ou bien un fripon sont capables. Je crois rêver. Peut-être que cet éminent" maître de conférence en histoire contemporaine ne parle pas du Prodhon ,philosophe de la misère,ridiculisé et réduit au silence pour des années par Marx ni même du Proudhon qui avait écrit les sophismes les plus ridicules sur la dialectique hégélienne en dépit des leçons que lui avaient prodiguées Marx sur Hegel.
Cet article est un scandale,il est truffé de contre-vérités .On croirait qu'il est écrit par Proudhon ,lui-même ,puisqu'éffectivement,ce triste intellectuel avait le propre de se prendre pour ce qu'il n'était pas et ne restait jamais trois mois de suite sur le même avis.Quant à ceux qui, selon l'auteur se reconnaissent en sa doctrine ,il faut seulement avoir le bon sens,j'allais dire la décence, de ne pas les prendre pour des socialistes;c'est révoltant!

2.Posté par Kamel Saada le 21/01/2015 12:53
Pour comprendre les critiques de Marx sur Proudhon il faut relire son Misère de la philosophie qui est une réponse au "Philosophie de la misère" de Proudhon. En général, on ressuscite Proudhon comme d'autres penseurs réformistes quand on s'apprête à faire avaler de nouveaux reculs idéologiques, de nouveaux reniements. Puis on les oublie. Marx, comme ses continuateurs concrets et non labials sont pourchassés, traqués. Comme le spectre qui hante l'Europe poser les bonnes questions fait de vous un suspect rouge et comme les continuateurs sont assez nombreux de part le monde la palette des adjectifs est maintenant assez large. Pourtant, ce Monde doit être changé par les Hommes et non par une poignée qui le rend chaque jour plus dangereux et injuste.

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