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Prothèse contre la malformation cardiaque




Un cardiologue canadien a implanté pour la première fois sur un être humain, en l'occurence une fillette de cinq ans, une nouvelle prothèse destinée à corriger une malformation cardiaque congénitale, a-t-il indiqué mercredi.
Maria Sajid souffrait de communication inter-ventriculaire (CIV), une forme commune de cardiopathie congénitale pouvant causer de l'arythmie, des problèmes respiratoires et des infections.
Dans un cœur normal, les deux ventricules sont distincts, séparés par une membrane étanche. Mais chez les personnes atteintes de cette malformation, les ventricules communiquent entre eux par un orifice qui permet le passage du sang. Le degré de complication lié à cette cardiopathie dépend de la taille de cet orifice.
Une équipe de chercheurs aux Etats-Unis avait déjà mis au point une prothèse spéciale afin de boucher de façon hermétique ce passage. La firme américaine AGA Medical avait d'ailleurs commercialisé sa prothèse Amplatzer, du nom d'une sommité mondiale de la cardiologie.
Mais la première mouture de cette prothèse implantée par cathéter avait quelques "imperfections", note Joaquin Miro, cardiologue à l'Hôpital pour enfants Sainte-Justice, à Montréal.
"Une de ces imperfections était une propension à léser le tissu de conduction électrique intra-cardiaque et donc à provoquer une interruption de la conduction électrique ce qui nécessitait la pose d'un stimulateur cardiaque", dit-il à l'AFP.
"On a constaté cette complication sur environ 5% de nos patients. La plupart des centres ont arrêté d'utiliser cette prothèse. Et on a donc recommencé à envoyer les patients à la chirurgie cardiaque", souligne-t-il.
Entre-temps, le groupe américain Aga, devenue filiale de St.Jude Medical, a développé une nouvelle version de sa prothèse, testée sur des animaux et en laboratoire.
Cette version améliorée de la prothèse n'a pas encore obtenu le feu vert de l'Agence américaine des médicaments (FDA), mais le ministère canadien de la Santé a autorisé son utilisation dans des cas spéciaux, explique-t-il.
L'équipe du Dr. Miro a implanté fin juin la prothèse, grâce à un cathéter, sur la fillette de cinq ans et attendu quelques semaines avant d'annoncer le succès de l'opération, après la rémission de la jeune patiente. "C'est la première utilisation de cette prothèse (version améliorée, ndlr) chez un être humain", se félicite-t-il.

Libé
Lundi 22 Août 2011

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