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Projection à Buenos Aires du long métrage "Les mécréants" de Mohcine Besri




Projection à Buenos Aires du long métrage "Les mécréants" de Mohcine Besri
Après le film "My Brother" (mon frère) du Marocain Kamal El Mahouti, ce fut autour d'un autre long métrage marocain "Les mécréants" de Mohcine Besri d'être projeté, mardi soir à Buenos Aires, dans le cadre de la compétition officielle du troisième Festival latino-américain du film arabe (LATINARAB).
Premier long-métrage de Mohcine Besri, "Les mécréants" a remporté le prix du meilleur long métrage du 35ème Festival international du film du Caire en 2012. Le film raconte l'histoire de trois jeunes islamistes marocains, qui, sur ordre de leur chef spirituel, kidnappent un groupe de jeunes comédiens partis en tournée avec leur dernière création. Arrivés sur le lieu de détention, les kidnappeurs se trouvent coupés de leur base, sans pouvoir obtenir confirmation de la mise à mort des otages. S'ensuivent alors sept jours d'attente intense, coupés du monde, au cours desquels les deux camps sont amenés à cohabiter, s'affronter et remettre en question leurs positions et préjugés mutuels.
Dans un petit mot adressé au festival, le réalisateur marocain s'est dit très content que son œuvre soit présentée dans le pays de Maradona. "Ce film peut être résumé par un seul mot "l'insolence" oui, car c'est mon premier film, un huis clos, sur un sujet délicat".
"En plus, c'est un film sans budget, toutes les personnes qui ont travaillé dans le film l'ont fait gratuitement et je les remercierai jamais assez de m'avoir soutenu et suivi pour essayer d'exprimer un autre point de vue sur une question qui nous touche, nous les Arabes musulmans en premier lieu et ce depuis très longtemps".
Très applaudi à la fin de la projection, le long métrage a été fort bien accueilli par les festivaliers dont certains y ont vu un "sévère réquisitoire contre l'intégrisme religieux dans un pays connu pour sa tolérance et la bonté de ses gens". D'autres ont salué la liberté d'expression qui se dégage des propos de l'un des otages en voulant sauver sa peau face à la détermination des ravisseurs qui menaçaient d'exécuter les jeunes comédiens dont deux filles accusées, par les trois islamistes, d'atteinte à la pudeur et de déviation du chemin de Dieu.
Le film a été jugé, par les critiques, de grande valeur artistique puisqu'invitant au dialogue, à la cohabitation et à l'acceptation de l'autre.

MAP
Samedi 9 Novembre 2013

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