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Programme nucléaire iranien : L’Europe accentue sa pression sur Téhéran




Programme nucléaire iranien : L’Europe accentue sa pression sur Téhéran
Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne entérineront ce lundi un nouveau train de sanctions conséquent contre l’Iran visant les secteurs bancaire, industriel et maritime de la République islamique.
Ces mesures, qui s’ajoutent à un embargo sur le pétrole iranien, sont les plus sévères à ce jour imposées par les Vingt-Sept pour tenter de contraindre Téhéran à geler ses activités d’enrichissement de l’uranium, soupçonnées d’alimenter un programme nucléaire militaire clandestin.
L’Iran assure que ses activités nucléaires ne servent que des objectifs civils - la production d’électricité - et a refusé à trois reprises de les réduire depuis la reprise de pourparlers avec les grandes puissances en avril dernier, réclamant au préalable une levée des sanctions occidentales à son encontre.
Ce blocage se double des menaces d’une frappe israélienne contre les installations nucléaires iraniennes, que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a semblé toutefois repousser de plusieurs mois en septembre lors d’un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies.
«Ces deux derniers mois, l’Iran n’a bougé sur aucune des grandes questions. Nous devons donc accentuer la pression», a déclaré dimanche à Berlin le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle.
«Notre offre à l’Iran tient toujours: des négociations substantielles avec l’objectif clair d’empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires. Le temps est venu pour une solution politique», a-t-il ajouté à la veille de la réunion de Luxembourg.
Avant la réunion, la porte-parole de la diplomatie européenne Catherine Ashton s’est déclarée «convaincue qu’il reste de la place pour des négociations».
«J’espère que nous serons en mesure de faire des progrès très prochainement», a ajouté la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, qui représente les six puissances impliquées dans les discussions avec Téhéran.
Les interlocuteurs de l’Iran - les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne) et l’Allemagne - ont demandé cette année à l’Iran de geler son enrichissement de l’uranium à 20%, une étape technologique jugée cruciale pour obtenir du combustible de qualité militaire.
Les nouvelles sanctions que l’UE s’apprête à adopter marquent un net changement de politique de la part des Vingt-Sept en imposant des restrictions sur l’ensemble du secteur alors qu’ils visaient auparavant des entreprises ou des individus en particulier.
Les nouvelles sanctions prévoient une interdiction de principe pour toutes les transactions financières entre les banques européennes et leurs homologues iraniennes. Les dérogations seront possibles pour financer l’aide humanitaire et les achats de nourriture ou de médicaments.
Les garanties à l’exportation seront également interdites sur le court terme, alors qu’elles l’étaient déjà pour le moyen et le long termes.
Les pays membres n’auront pas le droit de vendre à l’Iran des métaux et du graphite, qui peuvent servir aux programmes nucléaire et balistique.
L’UE vise également le secteur maritime afin de réduire les capacités de l’Iran à exporter son pétrole en dehors des marchés américain et européen.
Les nouvelles mesures interdiront aux entreprises européennes de fournir aux sociétés iraniennes de la technologie de construction maritime ou des capacités de stockage pétrolier, ni d’affréter ou d’enregistrer des pétroliers iraniens.
Les chefs de la diplomatie européens doivent également décider de renforcer les sanctions de l’UE, désormais auréolée du prix Nobel de la paix 2012, contre la Biélorussie, accusée de violations des droits de l’Homme, et contre la Syrie, où le soulèvement contre Bachar Al-Assad s’est transformé en guerre civile.
Reuters
Dimanche soir, les ministres ont dîné avec leur homologue russe Sergueï Lavrov pendant trois heures et demie. Moscou est l’alliée fidèle du régime de Damas et a bloqué à trois reprises avec la Chine une résolution du Conseil de sécurité condamnant la répression menée par les forces syriennes.
«Nous ne devons pas cesser de chercher des solutions communes aux problèmes internationaux, même lorsque c’est très difficile, comme pour le conflit actuel en Syrie», a déclaré Guido Westerwelle.
Selon un diplomate européen, le dîner a été «très ouvert, très franc et très amical».
La discussion a d’abord porté sur des questions bilatérales UE-Russie avant de se focaliser sur les grands sujets internationaux, Iran et Syrie en particulier.

Libé
Mardi 16 Octobre 2012

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