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Prochaine création par l’USFP d’un institut d’études et de recherches

Driss Lachguar La citoyenneté est une appartenance qui brise tout lien avec le parti, le syndicat ou la tribu et les transcende vers un concept plus global




Prochaine création par l’USFP  d’un institut d’études et de recherches
La citoyenneté, un mot galvaudé, parfois mis à toutes les sauces de par les significations qu’on lui donne. Un piège savamment évité lors de la conférence organisée conjointement par l’USFP et l’Union des écrivains du Maroc. La journée durant, plusieurs chercheurs et intellectuels se sont attelés à cerner le concept  et à enrichir le débat à travers le thème choisi à savoir  «Société de citoyenneté et consolidation des valeurs de liberté et de créativité».
Lors de son intervention, Driss Lachguar, Premier secrétaire du parti, n’a pas manqué de souligner toute l’importance que revêt le choix d’un tel sujet de par la conjoncture actuelle et s’est  dit très honoré par cette initiative commune entreprise avec l’Union des écrivains du Maroc. «On ne peut parler de l’Union  des écrivains du Maroc, sans évoquer  cinquante ans de militantisme  intellectuel et de présence distincte», a-t-il encore indiqué. Avant d’ajouter qu’il s’agit là d’une école riche en expériences du fait qu’aussi bien la légitimité de cette organisation, sa crédibilité que son indépendance sont intimement liées à la société, à ses mutations et à son combat.  C’est pourquoi le rôle joué par l’UEM est très important. Quant à la citoyenneté, elle est, selon lui,  une appartenance qui brise tout lien avec le parti, le syndicat ou la tribu et transcende vers un concept plus global lié à l’Etat et à l’idée d’y vivre et de le défendre.  Partant de ce concept, comme l’explique encore Driss Lachguar, l’USFP considère que ce lien est l’essence même  de son existence, à savoir l’édification d’une société démocratique basée sur l’Etat de droit. Par ailleurs, le Premier secrétaire a indiqué que  la perspective socialiste pour la lutte démocratique est à même de consolider la citoyenneté et de délivrer l’homme de l’exploitation en tout genre. Et de préciser que c’est cette même perspective qu’on retrouve chez l’UEM, d’où l’unité de combat.
Driss Lachguar a profité de cette rencontre pour lancer un appel afin de  participer à la préparation du projet d’une revue intellectuelle et ce, en faisant partie de la commission scientifique qui en sera chargée. De même qu’il a annoncé la création prochaine d’un «Institut des études et des recherches», qui sera installé au siège du parti à l’Agdal.
«L’Union des écrivains du Maroc a toujours été et demeure encore un bastion de la culture marocaine qui porte haut les valeurs de la modernité. Ce qui représente, des similitudes avec l’USFP qui s’est impliqué, pour sa part, dans un combat pour la consolidation des valeurs de la citoyenneté, la démocratie et les réformes politiques», a souligné pour sa part, Abderrahim El Allam, président de l’UEM. Il a ainsi rappelé que depuis sa création dans les années 60, l’Union a toujours veillé à laisser  un impact profond dans la scène culturelle à travers  une implication responsable visant à mettre fin à des pratiques dépassées. «En participant à cette rencontre, nous aspirons à soutenir toutes les libertés et notamment la liberté d’opinion», a-t-il ajouté.
Par la suite, place a été faite aux divers sujets prévus lors de cette rencontre. Ainsi Kamal Abdellatif a dû aborder la «réflexion sur les contraintes pour l’enracinement du concept de citoyenneté dans la culture marocaine». L’occasion pour lui de rappeler que le concept de citoyenneté était lié au 18 siècle notamment aux droits juridiques alors qu’actuellement il indique plutôt un  mouvement social. Il a évoqué également toutes les entraves sociales, politiques et pédagogiques qui y sont attachées. Faisant le lien entre la citoyenneté, l’école et la société, Mohammed Benabdelkader a parlé d’une crise de finalités. Plusieurs explications ont été avancées à ce propos, notamment que l’école joue parfois le mauvais rôle, car on en attend beaucoup  et on lui impute toutes les responsabilités. La seule femme intervenante n’a pas hésité à faire le lien entre  la citoyenneté et l’égalité.  En effet, pour Asmaa Benadada, il n’y a pas de citoyenneté, encore moins de démocratie sans la participation des femmes. Elle déplore de ce fait certaines pratiques profondément ancrées dans notre société faisant l’apologie d’une mentalité machiste. «Nous continuons à hériter de la culture d’exclusion en vogue jadis dans la Grèce antique».

Nezha Mounir
Lundi 17 Mars 2014

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