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Présentation à l’ONU d’un «rapport alternatif» sur le droit de la femme au Maroc

32 associations appellent à mettre l’accent sur les questions fondamentales




Un collectif de 32 associations a présenté mercredi 30 à l’ONU un « rapport alternatif » sur la situation des droits de la femme au Maroc.
Les auteurs de ce rapport entendaient ainsi attirer l’attention des Nations unies sur certains points fondamentaux en rapport avec la situation de la femme que les autorités nationales n’auraient pas pris en compte, et sur lesquels elles ont voulu insister.
D’après ces organisations,  le rapport sur le droit de la femme au Maroc présenté par les autorités nationales à la Commission des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU, n’aurait pas ou peu mis en lumière certaines réalités inhérentes à la situation de la femme marocaine, rapporte le site espagnol d’information Eldia.es. Alors que celles-ci permettent de mieux comprendre la problématique, plusieurs questions n’auraient pas été suffisamment mises en évidence dans ce document présenté par le gouvernement et qui couvre la période 2006-2012, ont fait observer ces organisations.
Selon ces ONG, le rapport du gouvernement « ne prend pas en compte les points de vue de la société civile», cite Eldia.es.
Bien que des progrès aient été réalisés en termes d'égalité entre hommes et femmes, le rapport alternatif souligne la nécessité de mettre en place les mécanismes de parité clairement énoncés dans la Constitution de 2011,  appelle le Maroc à harmoniser son arsenal juridique et à respecter ses engagements internationaux.
Les associations appellent aussi à prendre des mesures spéciales pour assurer l'égalité entre les hommes et les femmes, à mettre en place des politiques publiques intégrées d'égalité des sexes ainsi que des mécanismes institutionnels sur cette question.
Elles dénoncent également l'écart de rémunération persistant entre les sexes, l'abus de jeunes filles, en particulier celles qui travaillent comme domestiques et dans les zones rurales ainsi que le harcèlement sexuel.
Selon le site espagnol, le rapport critique également la discrimination et les violations des droits fondamentaux des femmes qui seraient en partie due à une mauvaise application du Code de la famille réformé en 2004.
Le document rappelle, par ailleurs, que les Marocaines vivant dans les zones rurales sont les plus touchées par « le dysfonctionnement qui caractérise le système de santé, et des centaines de mariées et célibataires abandonnent le Maroc clandestinement souvent mettre leurs vies en danger », conclut Eldia.es

A.B
Vendredi 2 Octobre 2015

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