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Prescrire mal ou trop d’antibiotiques augmente la résistance microbienne




Prescrire mal ou trop d’antibiotiques augmente la résistance microbienne
Prescrire trop d’antibiotiques ou mal les prescrire dans les hôpitaux aux Etats-Unis contribue à l’augmentation de la résistance microbienne à ces traitements, selon un rapport des autorités sanitaires paru mardi. 
“Ce qui m’a le plus surpris c’est que des médecins dans certains centres hospitaliers prescrivent trois fois plus d’antibiotiques que d’autres, même quand les malades sont traités dans les mêmes départements”, a souligné le Dr Tom Frieden, directeur des Centres de contrôle et de préventions des maladies (CDC), qui a publié cette recherche basée sur des données de 183 hôpitaux.
“De telles différences sont une sonnette d’alarme qui nous dit qu’une importante amélioration est possible”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse téléphonique. 
De plus, “un tiers des ordonnances pour traiter des infections urinaires très répandues, et celles pour l’antibiotique vancomycine, largement utilisé et médicalement important, contiennent des erreurs potentielles”, a précisé le patron des CDC (Centers for disease control and prevention).
L’erreur la plus fréquente est de prescrire des antibiotiques trop longtemps et sans avoir effectué des tests préalables, précise le rapport des CDC, selon lequel plus de la moitié (55,7%) des 11.282 malades hospitalisés objets de cette étude ont été traités avec des antibiotiques.
“Des pratiques médicales inappropriées font courir aux patients un risque évitable de futures infections résistantes aux antibiotiques”, a insisté le patron des CDC.
Dans la mesure où les pratiques médicales en matière d’ordonnance d’antibiotiques varient beaucoup d’un hôpital à l’autre, les CDC proposent des programmes visant à mettre en oeuvre un guide de référence d’utilisation des antibiotiques pour réduire le taux d’erreur, a expliqué le Dr Frieden. 
Il a souligné que réduire de 30% les antibiotiques les plus utilisés pour traiter des diarrhées potentiellement mortelles —provoquées chez les patients hospitalisés par la bactérie Clostridium difficile—, pouvait réduire ces infections de 26%.
Ces infections nosocomiales sont responsables de 14.000 décès par an aux Etats-Unis. 

AFP
Vendredi 21 Mars 2014

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