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Première réunion des Sages aujourd’hui : Référendum, législatives et journaux télévisés : les dossiers chauds de la HACA




C’est aujourd’hui vendredi 3 juin que les Sages seront officiellement installés dans leurs nouvelles fonctions de conseillers de la Haute autorité de la communication audiovisuelle. Ahmed Ghazali, le président de l’instance de régulation dont il est aussi le seul rescapé après le départ des 8 Sages, en plus de la présidence, qui composaient le conseil, tiendra donc sa première réunion formelle avec les nouveaux membres. Selon nos informations, ce vendredi 3 juin sera une sorte de «journée portes ouvertes» pour les Sages, une journée conçue comme une initiation à l’instance de régulation et son mode d’emploi. Un épais dossier contenant organigramme, lois, dahirs, décisions, etc, relatifs à la régulation a été préparé à l’adresse des nouveaux locataires de la HACA. Une présentation de l’administration –la HACA compte environ 120 fonctionnaires, allant du coursier au cadre- des départements, des unités ainsi que des outils de travail est également au programme.  Les conseillers auront aussi droit à une visite guidée des locaux clinquants de modernité de cette institution, gardienne du temple audiovisuel. « Il ne faut pas perdre de vue que la majorité des nouveaux membres du conseil, même s’ils ont déjà entendu parler de la HACA, ne savent pas exactement comment elle fonctionne,  ni comment elle prend ses décisions. Quelle est sa mission? Et quel est le rôle des conseillers? Ce sont des questions auxquelles des réponses concrètes vont être apportées au cours de cette première réunion «inaugurale». L’instance est loin d’être un décorum institutionnel. Les Sages tiennent une réunion hebdomadaire. Ils président chacun un ou deux groupes de travail portant sur des thématiques aussi différentes que le jeune public, l’image de la femme, etc. Je suis certain qu’ils seront surpris parce qu’ils vont se rendre compte que la HACA est une véritable fourmilière, qu’on y travaille dur et que la modernité n’est pas ici un simple gadget. La HACA a aujourd’hui un vrai patrimoine de la régulation», confie fièrement un cadre de l’instance.
Une rentrée sur les chapeaux de roues pour les Sages qui sont appelés à gérer, dans les toutes prochaines semaines, le pluralisme dans le cadre du nouveau contexte politico-constitutionnel. Leur baptême de feu commencera donc avec  le référendum qui doit très probablement avoir lieu le 1er juillet. Les conseillers doivent mettre en place les modalités du temps d’antenne politique dans le cadre de la campagne référendaire qui devrait être organisée à la mi-juin. Si la HACA a déjà été confrontée à la question du pluralisme en temps électoral, ce sera là, par contre, son premier référendum.
Le dossier des prochaines législatives est justement l’une des priorités des conseillers. L’instance a une expérience loin d’être négligeable en la matière mais il s’agira ici de s’adapter à un nouveau contexte constitutionnel. L’instance de régulation a, très tôt, posé le fondement du pluralisme. Il convient désormais de lui donner plus de sens, plus de cohérence, plus d’ancrage dans les médias audiovisuels.
Les nouveaux Sages trouveront également sur leurs bureaux deux  études lancées par  leurs prédécesseurs et en cours de finalisation. L’une porte sur l’image de la femme dans le paysage audiovisuel marocain et l’autre sur la structuration de l’information dans les journaux télévisés d’Al Oula et 2M. Deux dossiers aussi chauds l’un que l’autre qui nourrissent le débat et sur lesquels la HACA est fortement attendue.
Les Sages de l’instance vont-ils donner des signes de renouveau, voire de rupture ? Il semblerait qu’ils soient en tout cas déterminés à le faire. Après 7 ans d’existence, la HACA a donné à voir des signes d’essoufflement et de fatigue. Une rénovation de l’approche en matière de suivi des cahiers des charges, de prise de décision et de gestion des plaintes, serait sérieusement envisagée. Visiblement, les nouveaux conseillers ne vont pas se contenter de gérer l’héritage de la régulation mais aussi et surtout le faire fructifier tout en veillant à imprimer leur marque. 

Narjis Rerhaye
Vendredi 3 Juin 2011

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