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Première édition des Assises de l’industrie : Une impulsion sans précédent au secteur de l’industrie




Casablanca a abrité, mercredi 6 avril, la 1ère édition des Assises nationales de l’Industrie, sous la présidence effective de Sa Majecté le Roi Mohammed VI. Initié par le ministère de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, en partenariat avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), cet événement avait pour principaux objectifs de réunir toutes les parties prenantes (secteurs privé et public) du PNEI –Pacte national de l’émergence industrielle- afin de faire un bilan d'étapes relatif à sa 1ère année de mise en œuvre. La 1ère édition avait pour ambition également de mobiliser les différents acteurs autour d'un même objectif, celui de faire du Maroc une véritable plateforme industrielle de qualité et connaît la participation de nombreux groupes nationaux et internationaux. Nous reproduisons ci-après quelques extraits des exposés faits devant sa Majesté le Roi Mohammed VI à l'ouverture des travaux.

M. Horani : la réforme du climat
des affaires est en cours


"En associant l'initiative privée au rôle moteur de l'Etat, le Pacte a réussi à donner une impulsion sans précédent au secteur de l'industrie, démontrant que l'activité économique a besoin d'une vision stratégique, de plans d'actions et d'outils de pilotage", a souligné le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mohamed Horani, quant aux premiers résultats obtenus pour chacun des six métiers mondiaux du Maroc (offshoring, industrie automobile, aéronautique, électronique, textile et cuir, agroalimentaire).
 Les métiers d'offshoring représentent désormais près de 30.000 emplois et un chiffre d'affaires à l'export dépassant les 4,5 milliards de dirhams en 2009.
Dans le secteur automobile, le Maroc a intégré le club fermé des producteurs de voiture à travers l'implantation d'un nouveau site d'assemblage majeur de 400.000 véhicules.
 De même, a-t-il ajouté, l'industrie aéronautique et spatial compte plus de 60 entreprises avec un chiffre d'affaires de plus de 6 milliards de dirhams et un effectif de 7.000 emplois dans des métiers intégrant de plus en plus de valeur ajoutée.
 Selon M. Horani, le potentiel de croissance du secteur électronique est estimé à près de 2,5 milliards de dirhams de PIB additionnels, avec 9.000 nouveaux emplois directs à générer à l'horizon 2015.
 Les actions entamées au niveau du secteur textile et cuir devraient permettre de pérenniser et de stabiliser le tissu actuel estimé à 200.000 emplois et une contribution de 9,6 milliards de dirhams au PIB, a-t-il poursuivi.
Mettant en exergue l'importance de la filière agroalimentaire qui représente environ 35% du PIB industriel, le président de la CGEM a indiqué que le travail effectué permettra de générer 10 milliards de dirhams de PIB additionnels et 24.000 nouveaux emplois directs à l'horizon 2015.
Il a indiqué, d'autre part, que dans le cadre de l'amélioration du climat des affaires, il a été procédé à la mise sur pied de la commission nationale de l'environnement des affaires, un excellent forum d'échange entre les partenaires publics et privés sur les réformes en cours.

M. Benjelloun : total engagement
en faveur du Pacte


"Nous réitérons notre total engagement en faveur du Pacte national pour l'émergence industrielle (PNEI) (2009-2015), qui a prévu que le secteur bancaire contribue à l'établissement de plateformes industrielles intégrées", a dit M. Benjelloun. Grâce aux Métiers mondiaux du Maroc, à l'amélioration de la compétitivité des PME et au renforcement des ressources en capital humain, "nous entrevoyons qu'en 2015, l'économie du Maroc aura émergé en tant que plateforme régionale de production et d'exportation vers l'Europe, l'Asie, les Amériques et vers l'Afrique subsaharienne".

M. Fassi Fihri : les ALE, un facteur
d'accélération des réformes


Les accords de libre-échange (ALE) signés par le Maroc sont un facteur d'accélération des réformes internes, mis au service du renforcement des investissements, a indiqué, pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Taib Fassi Fihri.
L'objectif fondamental de ces Accords conclus avec plusieurs pays et groupements (USA, UE, Turquie, etc), ne se limite pas uniquement à importer moins cher et exporter à des prix élevés, mais vise essentiellement à capter des investissements.
 Le Maroc, à travers ces ALE, prend l'engagement d'améliorer l'environnement des affaires, de réformer sa justice et d'adopter des solutions des plus modernes en termes de règlement des conflits.
"Nous voulons à travers le Statut avancé faire intégrer le Maroc dans l'espace économique européen", a indiqué M. Fassi Fihri, mettant l'accent sur la nécessité d'optimiser au mieux la convergence règlementaire, pour que le Royaume puisse faire partie du marché européen.

Libé
Samedi 10 Avril 2010

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