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Premier discours sur l’état de la nation pour le président du gouvernement espagnol


Mariano Rajoy veut concilier en Espagne croissance et rigueur budgétaire



Premier discours sur l’état de la nation pour le président du gouvernement espagnol
Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, s'est engagé mercredi à trouver un moyen de sortir son pays de la récession sans renoncer pour autant à ses efforts pour réduire le déficit budgétaire.
Le dirigeant conservateur s'est livré devant le Parlement à un numéro d'équilibriste qui risque d'avoir laissé sur leur faim ses électeurs, lassés de l'austérité, comme ses partenaires européens, qui n'ont pas obtenu le nouveau calendrier de réformes qu'ils espéraient.
Dans son premier discours sur l'état de la nation depuis sa prise de fonctions en décembre 2011, Mariano Rajoy a dit avoir ramené l'an dernier le déficit budgétaire sous les 7% du produit intérieur brut (PIB).
Il a aussi dévoilé de nouvelles mesures d'aide aux employeurs pour favoriser l'embauche des jeunes -dont le taux de chômage culmine à 56%- et une baisse des impôts sur les petites et moyennes entreprises.
Le président du gouvernement a dans le même temps affiché son intention de maintenir le cap de la rigueur budgétaire et des réformes du marché du travail, du système financier et des finances publiques.
Mariano Rajoy tout en prenant acte des souffrances humaines provoquées par l'explosion du chômage, qui atteint 26% en Espagne a aussi douché les espoirs de ceux qui plaident pour moins d'austérité, en faisant valoir que cette austérité budgétaire avait permis à l'Espagne de réduire son déficit de 21 milliards d'euros en 2012 et de le ramener ainsi en dessous de 7% du PIB.
Même si ce chiffre reste supérieur à l'objectif que Madrid s'était fixé pour 2012 (6,3%), il devrait être jugé plutôt positif compte tenu de la conjoncture économique difficile et bénéficier de ce fait de la mansuétude de Bruxelles.
Malgré la baisse des coûts d'emprunt de l'Espagne sur les marchés depuis l'annonce d'un possible plan de sauvetage international, les économistes pensent que l'Espagne ratera aussi son objectif de 4,5% en 2013.
Pendant le discours de Mariano Rajoy, dont le parti vient d'être éclaboussé par un scandale de corruption, des milliers de juges et de procureurs ont débrayé une heure pour dénoncer la baisse des dépenses publiques dans le secteur judiciaire ou les nouveaux frais réclamés par exemple pour les dépôts de plaintes.

Reuters
Vendredi 22 Février 2013

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