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Prémices de crise au Conseil de Casablanca

Des partis exigent la révision de la Charte d’honneur avant la session d’avril




Prémices de crise au Conseil de Casablanca
La crise des délégations de signatures au sein du Conseil de la ville de Casablanca monopolisées par le PJD refait surface à quelques jours de la tenue de la session  du Conseil prévue pour le 30 avril.
Les représentants des partis politiques au sein du Conseil à l’exception du PJD se sont réunis mardi dernier pour évaluer la Charte d’honneur signée le 11 janvier 2012, débattre de la question de la  délégation de signatures grâce à laquelle le PJD a pu faire main basse sur le secteur des infrastructures  qui  absorbe 90 % du budget la ville, selon un communiqué de presse diffusé à l’issue de cette réunion informelle.
La même source a appelé tous les partis qui ont signé la Charte d’honneur à tenir d’urgence une réunion pour «l’évaluer et ce avant la tenue de la session d’avril 2013» du Conseil de la ville.
Contactée par «Libé», une source du Conseil de la ville a confirmé que les personnes qui ont participé à la réunion de mardi l’ont fait en leur qualité de membres du Conseil et non en tout que représentants mandatés par leurs partis politiques.
Mohamed El Haya, membre du PJD audit conseil a minimisé dans une déclaration à « Libé », la portée de cette réunion, même s’il a confirmé que son parti est favorable à toute réunion concernant la Charte d’honneur et les délégations de signatures.
Il a rappelé dans ce sens que cette charte a été conclue en 2011 pour mettre fin au blocage au Conseil de la ville.
D’un autre côté, Ahmed Kadiri, président de l’arrondissement de Mâarif, s’est insurgé contre le principe de l’unité de la ville qui a privé, selon lui, l’arrondissement de ses ressources financières.
Il a rappelé, lors d’une conférence de presse tenue récemment pour présenter le Festival du printemps du Mâarif (du 23 avril au 20 mai 2013), que l’arrondissement de Mâarif allouait chaque année 96 millions de centimes et parfois plus à cette manifestation, alors que depuis l’application du principe de l’unité de la ville, le budget du festival ne dépasse guère 60.000 dirhams. En outre, le fait que les arrondissements ne jouissent pas de personnalité morale, les prive de signer des accords ou d’établir des partenariats. «Figurez-vous que le Conseil de la ville se compose de 147 membres, et que le Mâarif n’est représenté que par 10 membres. Alors que l’Etat se décentralise, on concentre les intérêts de 5 millions d’habitants  de la métropole économique aux mains d’un seul conseil, celui de la ville », martèle-t-il.
D’un autre côté, Ahmed Kadiri a parlé du projet de relogement des habitants du bidonville de Bachkou, mais il a déploré que les deux sièges du Parti de l’Istiqlal et de l’USFP qui ont joué un rôle dans l’encadrement des habitants pendant des années et empêché que le fanatisme n’y prenne ses quartiers, aient été démolis sans dédommagement de ces deux partis.

Mourad Tabet
Vendredi 26 Avril 2013

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