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Poursuite des violences en Centrafrique

Inquiétude en Occident




Poursuite des violences  en Centrafrique
Le nouveau pouvoir en Centrafrique a commencé à préparer dimanche le programme de pacification qu'il devra appliquer en urgence face à la poursuite des violences entre chrétiens et musulmans, une nouvelle fois dénoncées par les Etats-Unis.
Dans Bangui, violences, tirs et tentatives de pillages se sont concentrés dimanche autour du quartier du PK-5, au centre-ville, le poumon commercial de la capitale, avec ses centaines de magasins appartenant pour la plupart à des musulmans. Ce regain de tension inquiète les Etats-Unis qui ont averti dimanche les auteurs de ces violences qu'ils étaient prêts à les sanctionner.
"Les États-Unis sont prêts à envisager des sanctions ciblées contre ceux qui déstabilisent encore davantage la situation ou poursuivent leurs propres intérêts en favorisant ou encourageant la violence", a ainsi averti le secrétaire d'Etat américain John Kerry dans un communiqué.
Des tirs ont ainsi été encore entendus dans la nuit de samedi à dimanche dans ce quartier de Miskine, patrouillé par les soldats français de l'opération Sangaris et africains de la Misca.
"Les anti-balaka se servent de Sangaris pour progresser derrière eux: quand les Français partent, ils nous attaquent!", accusait dimanche Adam, habitant du quartier. Les militaires français récusent eux toute partialité sur le terrain. Après avoir commencé à les désarmer à leur arrivée le 5 décembre, les Français ont en effet décidé de laisser des moyens de défense à certains ex-Séléka, devenus vulnérables après avoir régné en maîtres et terrorisé Bangui en toute impunité pendant des mois. A peine nommé samedi par la présidente Catherine Samba Panza, le nouveau Premier ministre, André Nzapayeké, (son nom signifie en langue nationale sango "Dieu est là") a lui fixé la feuille de route du futur gouvernement dont la composition devrait être annoncée rapidement. Priorité numéro un: "arrêter les exactions" dans le pays, a indiqué le Premier ministre dans un entretien diffusé dimanche par RFI et qui se place ainsi sur la même ligne que la présidente élu lundi pour remplacer Michel Djotodia.
Pour agir, le gouvernement doit pouvoir s'appuyer sur une administration à la dérive, dont les fonctionnaires ne sont plus payés depuis des mois et alors que les caisses d'Etat sont totalement vides.
"Nous allons essayer de régler aussi ce problème-là avec nos amis de la communauté internationale", a indiqué le Premier ministre, qui entend s'appuyer sur son expérience au sein d'institutions financières internationales et de programmes de développement pour rassurer les donateurs sur l'utilisation de l'aide, dans un pays miné par la corruption depuis des décennies.
M. Kerry a promis dimanche le soutien de son pays à ce nouveau gouvernement.
 

AFP
Mardi 28 Janvier 2014

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