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Pourquoi les parents n’aiment pas les conjoints de leurs progénitures




Pourquoi les parents n’aiment pas les conjoints de leurs progénitures
Vous ne supportez pas votre belle-mère? Sachez qu’elle non plus ne vous aime pas. Et maintenant on sait pourquoi.
Ils sont quatre à avoir travaillé sur la question, Pieter van den Berg, Tim W. Fawcett, Abraham P. Buunk et Franz J. Weissing, et le journal Evolution and human behavior a publié le résultat de leurs recherches en septembre dernier. Selon eux, tout est une histoire d’argent.
Leur théorie, Refinery29 l’a simplifiée de cette façon: «C’est dans l’intérêt des parents de distribuer leurs ressources (financières ou non) à tous leurs enfants de façon à ce qu’ils aient le plus de petits-enfants possible. Ces enfants sont néanmoins en compétition entre eux pour obtenir une part plus importante de l’aide de leurs parents».
Dans un article du New York Times, deux auteurs de l’étude complètent: «C’est ce conflit à propos des ressources parentales qui peut mener à une désapprobation quant aux choix amoureux de l’enfant». Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont utilisé un logiciel de simulation, habituellement utilisé pour déterminer les préférences des animaux quand il s’agit de choisir leur partenaire. Cette fois-ci, le système mettait en relation des hommes et des femmes et comprenait des variables supplémentaires comme la capacité pour les parents d’intervenir dans le choix de leur progéniture ainsi que celle de distribuer leurs ressources. Le modèle développé par les chercheurs ne prend en compte que le choix des filles pour des partenaires masculins.   Après avoir observé l’évolution des décisions prises sur plusieurs générations, les chercheurs se sont aperçus que les parents donnaient plus à leurs filles qui avaient choisi des conjoints avec moins de ressources, une décision qu’en tant que parents, ils n’approuvaient pas. Agir de cette façon leur permet donc de s’assurer un plus grand nombre de petits-enfants, analyse Newstatesman. Résultat, les enfants se retrouvent face à un dilemme, note encore le journal:
«Si les filles choisissent M. Parfait, leurs sœurs se tailleront la part du lion dans l’héritage de leur parent».
Du coup, au fil du temps, les enfants ont eu tendance à se diriger davantage vers des partenaires «plus mous, moins attentifs (…) en sachant que leurs parents les aideraient en retour». Pour contrebalancer cette décision, les parents poussent de toutes leurs forces leurs enfants à choisir une personne de confiance. Et c’est de là que part la tension.

Slate.fr
Samedi 9 Novembre 2013

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