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Pourquoi les Nigériens disent merci aux girafes




Pourquoi les Nigériens disent merci aux girafes
Longtemps menacées, les girafes peralta prospèrent aujourd’hui au Niger, rapporte Al-Jazeera. La population de girafe peralta a sextuplé en quinze ans et vit aux côtés de la population. En plus de l’impact écologique, elle permet à la brousse de Niamey de redynamiser son économie grâce aux programmes économiques et au tourisme.
 «Les efforts déployés par le gouvernement pour protéger les girafes ont porté leurs fruits. Elles n’étaient que 50 en 1996 contre 310 aujourd’hui», a déclaré le ministère nigérien de l’Environnement, cité par News 24.
Pour de tels résultats, l’Association pour la sauvegarde des girafes du Niger (ASGN) a employé les grands moyens. En partenariat avec le zoo français Doué La Fontaine, cette ONG a impulsé une véritable campagne de sensibilisation auprès des populations.
 «La girafe est vraiment protégée y compris par les populations locales, explique Khalid Ikhiri président de l’ASGN, à RFI. Aujourd’hui, quand vous faites quelque chose de mal, c’est la population qui vient vous dire "arrêtez, vous n’avez pas le droit!"»
 «Les girafes apportent la paix, personne ne les dérange parce qu’elles sont bénéfiques pour nous», affirme Issaka Hamidou, habitant de la région, à Al-Jazeera.
La campagne de sensibilisation ne s’est pas arrêtée à la protection des girafes et de l’environnement. L’ASGN a également distribué des semences aux agriculteurs, construit des puits et accordé des micro-crédits sans intérêt pour permettre aux femmes de monter de petites entreprises, indique News 24.
 «Nous remercions les girafes. Si elles n’étaient pas là, les femmes du village ne profiteraient pas de ses micro-crédits», confie la riveraine Hawa Hassan à Al-Jazeera.
Etonnamment, l’une des problématiques aujourd’hui est la surpopulation des girafes. L’an passé, vingt-six femelles étaient en gestation, relate la chaîne qatarie. Une solution doit être trouvée pour libérer de la place et éviter toute pénurie de nourriture pour l’animal.
 «Nous sommes en train de négocier avec les pays voisins afin que nous puissions faire des délocalisations», espère Khalid Ikhiri.

Slate.fr
Mardi 3 Avril 2012

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