Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Pour une valorisation des sous-produits de l'olivier

Les margines au centre d'un séminaire international à Meknès




Pour une valorisation des sous-produits de l'olivier
Dans le cadre des activités du projet "Utilisation des margines et des grignons d'olives sur les terres agricoles", l'Agence d'exécution dudit projet (Agro-pôle olivier ENA-Meknès) organise en collaboration avec le centre collaborateur marocain, en partenariat avec le Conseil oléicole international (COI) et le Fonds commun pour les produits de base un séminaire international sous le thème : "Valorisation des sous-produits de l'olivier pour une oléiculture durable respectueuse de l'environnement" le 15 janvier 2009 à Meknès     
Selon Dr Noureddine Ouazzani, responsable de l'Agence d'exécution de ce projet, « cette manifestation internationale scientifique et technique traitera la problématique de la valorisation des margines et des grignons d'olives en relation avec la protection de l'environnement et réunira de nombreux spécialistes du bassin méditerranéen qui partageront leurs expériences et leur savoir-faire sur les acquis techniques et technologiques de la valorisation des sous-produits de l'olivier ».       
A noter que l'huile  d’olive qui en dérive, ne constitue qu'une part infime de la biomasse produite tout au long du "processus" oléicole.
Les margines et les grignons d'olives représentent la biomasse restante considérée comme résidu de la trituration des olives qui engendre des problèmes environnementaux inquiétants, en particulier pour les margines (pollutions des cours d'eau, nappes phréatiques, etc…).       
Selon les connaisseurs en cette matière, « l'accroissement de la production oléicole et l'introduction des techniques modernes pour l'extraction de l'huile au cours de la dernière décennie ont placé l'olivier dans une position délicate de pollueur potentiel, phénomène qui a pris de l'ampleur avec l'avènement des systèmes continus de trituration à trois phases utilisant beaucoup d'eau ».        
La mise à disposition de l'industrie de nouvelles technologies de trituration fonctionnant à deux phases et générant moins d'effluents liquides, selon le Or Onazzani, n'a pas pour autant contribué à résoudre ce problème, notamment à cause d'investissements lourds et des surcoûts qu'occasionne le traitement des grignons humides.
De même, « les nouvelles technologies coûteuses de traitement de margines (station d'épuration) et de valorisation de certaines substances des margines en cosmétique et en industries agro-alimentaires n'ont pas eu un impact signifiant sur le problème de la pollution des margines », précise-t-il.         
Dans la plupart des pays oléicoles, même ceux les plus avancés, les pratiques et les procédés pour l'évacuation et le traitement de cette biomasse restent posés.       
Pour Dr Noureddine Ouazzani, « la problématique environnementale des margines et des grignons d'olives demeure entière dans les pays oléicoles et plus particulièrement dans les pays des rives Sud et Est de la Méditerranée, qui connaissent de vastes programmes de plantation et de modernisation du secteur industriel pour l'accroissement et l'amélioration de la qualité de leur production oléicole ».      
Ainsi, la nécessité de trouver des solutions efficaces et réalisables dans les pays oléicoles en voie de développement a amené le Conseil oléicole international, en partenariat avec le Fonds commun pour les produits de base, à s'intéresser à ce problème environnemental désormais inquiétant pour toute la rive méditerranéenne.    
C'est dans ce contexte que le Projet "Utilisation des margines et des grignons d'olives sur des terres agricoles" a été mis en place au profit de quatre pays oléicoles du Sud de la Méditerranée : Algérie, Maroc, Syrie et Tunisie, avec le concours de l' « Equipe Olivier » de l'Ecole nationale d'agriculture de Meknès comme agence d'exécution dudit projet.      
Rappelons que l'Oued Boufekrane, affluent du Bassin Sebou, est l'un des cours d'eau les plus pollués de la région, en raison des rejets directs des eaux usées urbaines et industrielles, en provenance des huileries, des industries vinicoles et que le sous-bassin de l'Oued Mikkes présente un taux relativement élevé de contamination à travers les eaux résiduaires de Ain Taoujdate, de M'Haya et de Sbaâ Ayoun (huileries, conserveries et industrie vinicole).

MOHAMMED DRIHEM
Lundi 12 Janvier 2009

Lu 2158 fois


1.Posté par LARIF Majdouline le 18/10/2012 11:10
valorisation comme biopesticide et anticorrossif

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs