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Pour une nouvelle réflexion sur le développement du tourisme

Débats et rencontres sur la promotion de la destination Agadir




La situation critique de secteur touristique au niveau de la région de Souss suscite encore des débats et rencontres de réflexion sur la promotion de la destination d’Agadir.
Dans ce cadre, l’Association Souss-Massa pour le développement de la Culture, en partenariat avec le Conseil de la région et le Conseil général de l’Isère (France) a organisé un séminaire de formation sous le thème : «Culture, tourisme et développement des territoires ». Ont pris part à ce séminaire des élus, des représentants de la société civile  dans le domaine de la culture et le développement de l’environnement.
Le séminaire a connu plusieurs présentations d’universitaires, de chercheurs marocains et français, autour de la thématique : la culture et le développement du secteur du tourisme.
A cette occasion, Brahime Moudoud, maître-assistant à la Faculté des lettres et sciences humaines à Agadir, a mis l’accent sur la richesse culturelle et naturelle de la région. Il s’agit, entre autres, des «Igoudars», des espaces naturels, de la faune et de la flore, uniques et fascinants.
Pour sa part, Evelyne Lehalle, consultante et formatrice en ingénierie touristique et culturelle, a bien démontré l’importance de la culture dans le développement du secteur tout en rappelant qu’en 2011, 35% de touristes au monde étaient des touristes culturels, un chiffre qui se développe de 5% chaque année depuis 2013. Elle a rappelé aussi que «le tourisme culturel repose sur un travail combiné entre les acteurs du tourisme et ceux de la culture…, que la relation touriste/habitant se fait à trois temps : avant la visite, au cours de la visite et après la visite, les temps forts où on doit agir et intéresser l’autre».
De son côté, Khadija Elmamoun, directrice du Réseau de développement du tourisme rural (RDTR) a mis l’accent sur le projet du Réseau portant sur la labellisation « qui a intégré la composante culture dans les critères de classification» en choisissant les fibules «comme signe de labellisation, un signe de la culture locale amazighe».
Par ailleurs, la démarche de valorisation articulant patrimoine, culture et tourisme était l’objet de la présentation de Pierre-Yves Odin, directeur adjoint de la Fondation FACIM (Savoie). Il s’agit d’une présentation de la région de Savoie : ses paysages, ses atouts naturels et culturels mis au service du secteur dans la région (élevage de bovins, fabrication de fromage, de l’hydroélectricité).
« Le rôle du patrimoine social et culturel dans le développement du tourisme » était l’objet de l’exposé de Mimoun Hilali, professeur à l’Institut supérieur du tourisme de Tanger. Trois points ont marqué son intervention : la richesse de notre patrimoine naturel, un élément qu’on devrait exploiter pour le développement du secteur ; que « l’homme est fils de son environnement naturel et patrimonial » ; le tourisme et la culture une « façon commune d’être, de penser, de sentir : c’est un art de vivre».
De même, Lahoucine Bouyaakoubi, professeur à la Faculté des lettres à Agadir, a présenté à l’assistance le carnaval de Bilmawn d’Inzegane en tant que « patrimoine immatériel expressif à valoriser et un produit culturel riche à promouvoir » pour le développement de la destination de Souss. Dans ce sillage, le professeur et chercheur en patrimoine Khalid Alayoud a mis l’accent sur l’importance des greniers, « igoudars » en tant que patrimoine qui mérite d’être valorisé et classé comme patrimoine mondial de l’humanité. Plusieurs éléments ont marqué cet exposé : l’architecture de ces « igoudars », les lois régissant ces édifices à travers les « louhs » (forme de tablette) et l’attachement de l’être humain à ce patrimoine bâti.
Au terme de ces exposés, plusieurs éléments ont été retenus relevant de la promotion du secteur. Ainsi, il a été question de croire en la culture comme composante pour la promotion du secteur et sa commercialisation; de ne pas négliger le travail mené par les associations de développement; d’accorder plus d’importance au potentiel matériel et immatériel de la région, de la formation et la sensibilisation de la population pour sauvegarder ce patrimoine matériel, immatériel et naturel ainsi que de faire le choix d’un mode de gestion adapté à la spécificité des « igoudars ».
Pour élargir le débat et l’échange entre les participants, le séminaire a programmé deux ateliers. Le premier intitulé «Le développement culturel et tourisme» qui a traité de l’importance du lien social entre l’habitant et le touriste et la professionnalisation des acteurs. Le deuxième atelier, quant à lui, avait pour objet la valorisation des ressources culturelles du territoire, l’articulation tourisme grand public et tourisme culturel. Le séminaire a pris fin par la présentation d’une synthèse présentée par Khadija Ramzi, doctorante dans le secteur.

Abdellah Halimi
Mercredi 4 Novembre 2015

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