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Pour une levée de fonds de 460 millions de dollars en faveur du Pakistan : Ban Ki-moon appelle à l’aide




Pour une levée de fonds de 460 millions de dollars en faveur du Pakistan :  Ban Ki-moon appelle à l’aide
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon est arrivé hier au Pakistan, où l'impatience monte parmi les 20 millions de sinistrés victimes des inondations.
C'est dans un Pakistan qui sombre dans la crise humanitaire que Ban Ki-moon est arrivé hier. Le secrétaire général de l'ONU a demandé à la communauté internationale d'accélérer la délivrance de son aide aux 20 millions de victimes des inondations, la pire catastrophe naturelle de l'histoire du pays. L'Onu a lancé un appel de fonds international de 460 millions de dollars pour secourir d'urgence les six millions de sinistrés les plus vulnérables, tout en prévenant qu'il en faudrait des milliards à plus long terme pour reconstruire les villages, infrastructures et récoltes dévastés par les flots. Ban Ki-moon est arrivé peu avant 11h30 (07h30 à Paris) à la base militaire de Chaklala, près de la capitale pakistanaise. Il s'est aussitôt entretenu avec le premier ministre Yousuf Raza Gilani, et devait ensuite rencontrer le Président Asif Ali Zardari avant de visiter les zones inondées. Il a indiqué à son arrivée qu'il était venu exprimer «la compassion et la solidarité» des Nations unies au peuple et au gouvernement du Pakistan, et voir «ce qu'il fallait encore faire» pour les victimes.
«Je suis également ici pour demander à la communauté internationale d'accélérer son aide au peuple pakistanais. Nous allons tenter de mobiliser toute l'aide nécessaire et rappeler que le monde est derrière le peuple pakistanais en ces temps difficiles», a-t-il assuré. Ban Ki-moon rencontrera le Président Asif Ali Zardari, très critiqué pour ne pas avoir écourté un voyage en Europe au plus fort des inondations, et le Premier ministre Yusuf Raza Gilani.
Parmi les sinistrés, les besoins sont immenses et l'impatience grandit. Six millions de personnes n'ont toujours pas reçu d'aide et n'ont toujours pas accès à l'eau potable. Des rescapés se sont battus pour de la nourriture apportée par un camion d'aide humanitaire près de la ville de Sindh, provoquant un tel chaos que la distribution a dû être interrompue. «L'impatience des gens nous a privés du peu de nourriture qui était arrivé», déplorait Shaukat Ali, l'une des victimes des inondations qui attendait de l'aide alimentaire.
L'Onu se montre de plus en plus préoccupée concernant les maladies liées à la contamination des eaux. Un cas de choléra a été confirmé dans un hôpital de la vallée de Swat, dans le nord du pays, et les organisations humanitaires ont pris des mesures pour prévenir une crise sanitaire. Le porte-parole des opérations humanitaires de l'Onu, Maurizio Giuliano, a fait état de 36.000 personnes souffrant de diarrhée aiguë.
Dépassé par l'ampleur du désastre, le gouvernement est sous le feu des critiques pour avoir tardé à réagir face à la crise, laissant l'armée et les organisations internationales gérer la situation. Le mécontentement grandit, laissant planer le risque de troubles sociaux et politiques mais, selon des analystes, l'armée est suffisamment occupée par la lutte contre les talibans pakistanais pour s'immiscer dans la vie politique et tenter de reprendre le pouvoir. Le chef de l'opposition, Nawaz Sharif, a promis de coopérer avec les autorités.
Affaibli, le gouvernement va devoir composer avec le coût économique de ces inondations. Le ministère des Finances a d'ores et déjà annoncé que l'objectif de 4,5% de croissance du PIB prévu cette année ne serait pas atteint. Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, estime à un milliard de dollars le coût des destructions des récoltes et a annoncé que son organisme allait étudier le déblocage de 900 millions pour venir en aide aux Pakistanais.

AFP
Lundi 16 Août 2010

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