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Pour un investissement global de 350 millions de DH en plusieurs phases : Matahines Al Hamd, une minoterie moderne et automatisée




Pour un investissement global de 350 millions de DH en plusieurs phases : Matahines Al Hamd, une minoterie moderne et automatisée
L’industrie meunière marocaine avance à petits pas. Matahines Al Hamd, premier complexe agroalimentaire intégré au Maroc, continue à grandir, au fil des ans, et vient d’investir tout récemment l’équivalent de 100 millions de DH pour la mise en place de nouvelles lignes de production. Après avoir lancé une semoulerie industrielle d’une capacité de production de 180 tonnes par jour, le Groupe a créé Dalia Grains, une nouvelle filiale spécialisée dans l’import et l’export de céréales et de légumineuses dotée de 40.000 tonnes de silos de stockage de dernière génération.
A aujourd’hui, le groupe a totalisé un volume d’investissement de 350 millions de DH, financé en partie en fonds propres. Objectif : être parmi les leaders avec des parts de marché significatives sur les différents segments. D’ailleurs, le Groupe Matahines Al Hamd est le seul à opérer sur les trois segments de ce marché : blé tendre, blé dur et semoulerie, précise Mostafa Ben El Ghali, son directeur commercial.
La semaine dernière, le Groupe a convié la presse nationale à la cérémonie de lancement au sein de la minoterie, située à Had Soualem, à une demi-heure de Casablanca, d’une unité de fabrication de couscous d’une capacité de production de 60 tonnes. Bientôt, l’unité verra le démarrage d’une unité de production de pâtes alimentaires d’une capacité de production de 48 tonnes par jour. D’après les explications fournies par le management, Matahines Al Hamd est aujourd’hui une meunerie moderne et totalement automatisée. L’usine est équipée, en effet, de matériels ultra-modernes et dispose de laboratoires pour le contrôle de la qualité et la formulation de produits. D’après M. Ben El Ghali, la minoterie de Had Soualem est la première du genre au Maroc à opérer une intégration verticale à 100% depuis le stockage jusqu’au produit fini. En plus de la certification ISO 900 version 2000, la meunerie s’apprête à mettre en place les normes HACCP. « Pour assurer la qualité constante, nous procédons à une traçabilité précise des produits qui rentrent dans nos usines. Tous nos blés sont tracés de la semence à l’entrée du moulin. Nous voulons rester constamment fixés sur l’objectif d’excellence », explique M. Ben El Ghali.
En chiffres, Matahines Al Hamd brasse un chiffre d’affaires de 420 millions de DH. La société dispose, en amont, de 18.000 hectares de champs cultivés en blé tendre et quelque 1.180 hectares de champ pour le blé dur. Côté ventes, les chiffres annuels parlent d’eux-mêmes : 6,4 millions de sacs Dalia de 10 kg/ an ; 3,5 M de sacs de 25 kg ; 10,8 millions de sacs de couscous d’1 kg ; 950 millions unités de pain standards et 3.600 tests d’analyses qualités. Bien que tournée vers le marché intérieur, la société parvient à progresser sur les marchés extérieurs  et totalise de nos jours quelque 5% de ses ventes globales. S’agissant de la marge d’intérêt, les responsables préfèrent ne pas en parler trop, tant il est vrai que dans l’industrie meunière, d’une manière générale, la marge de profit a toujours été faible. C’est plus qu’un métier, c’est une passion, nous dit M. El Ghali, tout en ajoutant que le Groupe, tel qu’il se présente aujourd’hui, est l’aboutissement de trois générations successives, toutes passionnées de cette activité.
Aujourd’hui, pour tirer profit de la valeur ajoutée, le management procède à l’intégration en amont avec les fournisseurs et en aval avec les boulangeries. « Le succès de notre famille dans la transformation des céréales depuis plus de trois générations, précise notre interlocuteur, provient de notre volonté de maintenir en permanence la qualité de nos produits. L’entière satisfaction  de nos clients explique notre réussite. C’est ce qui explique, in fine, que notre groupe consolide sa position de fournisseur de référence des dérivés de céréales ».


Un peu d’histoire

1958 : création de la SMMO, minoterie de blé tendre à Oujda ; première minoterie cotée à la Bourse de Casablanca entre 1972 et 1980.
1989 : création de la société COPATES, première unité industrielle de production de couscous au Maroc.
1990 : acquisition du Moulin de Casablanca d’une capacité de production de 140 T/J.
1993 : Lancement de la première semoulerie industrielle au Maroc.
2002 : création de Matahines Al Maghrib, minoterie industrielle entièrement automatisée d’une capacité de 300 T/jour.
2006 : création d’une minoterie industrielle d’une capacité de 350 T/J.
2008 : lancement d’une semoulerie industrielle d’une capacité de 180 T/J
2009 : création de Dalia Grains, société d’import-export de céréales et légumineuses.  


Achir Karim
Lundi 26 Octobre 2009

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