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Pour que le processus de rachat puisse s’enclencher, Veolia s’engage à assurer la continuité de ses activités avec les mêmes critères de qualité

Investissement de plus de 6 milliards de dirhams entre 2002 et 2013




Pour que le processus de rachat puisse s’enclencher, Veolia s’engage  à assurer la continuité de ses activités avec les mêmes critères de qualité
Après la polémique qui s’est déclenchée suite à l’annonce faite par Veolia Maroc d’une cession au fonds Actis des contrats de gestion déléguée des services d’eau, d’assainissement liquide et d’électricité à Rabat, Salé, Tanger et Tétouan, et aux récentes délibérations de plusieurs communes desdites wilayas rejetant l’offre d’acquisition par le fonds britannique, plusieurs questions se sont posées sur l’avenir des filiales du groupe français Redal et Amendis.
Sur quel scénario débouchera la liquidation des actifs de Veolia au Maroc et quel sera le repreneur des contrats de gestion déléguée des services d’eau, d’assainissement liquide et d’électricité à Rabat, Tanger et Tétouan?
Une question qui reste, pour le moment du moins, sans réponse depuis l’annonce du départ du groupe français.
Certaines sources proches du dossier évoquent déjà le nouvel outil de gestion de la chose publique, à savoir, les sociétés de développement local (SDL), qui s’avère être la solution face aux carences de la gestion déléguée à l’image de Casa Transport SA (Tramway). Les uns parlent d’un retour à la gestion directe tandis que d’autres évoquent la reconstitution de régies autonomes au niveau des communes concernées pour assurer la continuité des services.
Bien que certaines communes aient rejeté l’offre d’acquisition par le  fonds Actis  qui devrait se traduire, notamment, par un apport en fonds propres de 575 millions de dirhams, et aient déjà exprimé leur volonté de rachat, d’autres restent indécises.
Le processus de rachat «ne pourra être concrètement initié dès lors que Redal et Amendis auront été effectivement notifiées de la décision des communes», indique un communiqué de Veolia parvenu à Libé.
Ladite source ajoute que, comme prévu par  les contrats de concession, ce n’est qu’«à compter de cette notification qu’une période de six mois s’ouvrira, au terme de laquelle seront appliquées les dispositions contractuelles relatives aux conditions financières du rachat». Et d’ajouter que «dans cet intervalle, les communes devront définir les modalités opérationnelles de la reprise des services».
«Durant cette période, les équipes Redal et Amendis resteront mobilisées pour accomplir leurs missions de service public, notamment en termes de continuité et de qualité qui demeureront la priorité de Veolia», souligne Bruno Collard, PDG de Veolia Maroc. 
Soulignons que le désengagement de Veolia, déclaré en 2012, a pris presque trois ans et que le retard de notification risque de prolonger davantage la période du passage du témoin.
L’attente de la notification en question n’a pas empêché le groupe français de défendre avec ténacité son bilan d’activité au Maroc allant de 2002 à 2013 et qui peut aller plus loin.
 D’après un   bilan détaillé de ses filiales Amendis et Redal dans une copie parvenue à Libé, les deux succursales ont investi plus de 6 milliards de dirhams (MMDH) depuis leur implantation au Maroc, emploient plus de 4000 salariés. Les programmes d’investissement durant toute la durée du contrat prévoient 14 MMDH pour Redal et 7,8 MMDH pour Amendis, dont 3,7 pour Tanger.
Selon lesdits bilans, à l’entame des contrats en 2002, le taux de desserte global n’était que de 70 à 75%. Aujourd’hui, il serait pratiquement à 100%. 
De même, la fréquence des coupures a été réduite de 50 à 80% en l’espace de 10 ans. Autre point important à mettre à l’actif de Veolia: les rendements en eau. 
Le rendement réseau à Tétouan était inférieur à 50%. Aujourd’hui, il est à un taux de 80%. A Rabat, ce dernier a été ramené de 60 à 80% et à Tanger de 65 à 80% apprend-on des bilans respectifs de Redal et d’Amendis Tanger.
A noter qu’Amendis est en charge, depuis 2002, de la gestion des services d’assainissement liquide, de la distribution d’eau potable et d’électricité des wilayas de Tanger et Tétouan. Elle génère un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards de DH et dessert près de 1,6 million d’habitants répartis sur 24 communes. 
Quant à Redal qui est en charge, depuis 2002, de la gestion des services d’assainissement liquide, de la distribution d’eau potable et d’électricité à Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, elle génère un chiffre d’affaires de 2,5 milliards de DH et dessert plus de 2 millions d’habitants répartis sur 23 communes et arrondissements. 

Mohammed Masmoudi
Mercredi 16 Juillet 2014

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