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Pour que le droit des femmes à vivre sans violence devienne une réalité


Clôture de la 57ème session de la condition de la femme à l’ONU



Pour que le droit des femmes à vivre sans violence devienne une réalité
La violence faite aux femmes ; ce phénomène endémique ne connaît ni frontières, ni classe sociale, encore moins de religion. Il s’invite dans toutes les instances internationales et suscite tous les intérêts. C’est ainsi qu’il s’est trouvé au centre des débats de la 57ème session de la Commission de la condition de la femme (CSW57) de l’ONU. Après environ deux semaines de travaux, le rideau est tombé sur cette rencontre et un appel solennel a été lancé en vue de prévenir et éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles. Une réunion de plus, des résolutions de plus. Est-ce pour autant que les femmes seront mieux protégées ou bien le «sexe faible» est-il condamné à le rester indéfiniment ? Pour sortir de cette situation, il faut  certes une réelle volonté politique afin de passer du stade de la théorie à celui de la réalité. Pour cela, rien de tel que d’aller sur le terrain, car les discours pompeux à eux seuls n’arriveront jamais à éradiquer ce phénomène. C’est ce à quoi s’est attelée l’organisation mondiale. En effet, plus de 130 pays, dont le Maroc, ont approuvé une déclaration conjointe dans laquelle l’ONU condamne fermement la violence à l’égard des femmes et des filles. Le document issu de la Commission demande la mise en œuvre d’une action accélérée pour prévenir toute forme de violence contre les femmes et prévoit, entre autres, d’interdire les mariages d’enfants, ceux conclus de force ainsi que  les mutilations génitales féminines. Les signataires de la déclaration finale ont souligné aussi l’importance de mettre en place des services multisectoriels dédiés aux victimes de la violence, dans le domaine de la santé, du soutien psychologique et social à court et à long termes.
Toutes ces résolutions devraient trouver un écho au Maroc. En effet, le projet de loi contre la violence faite aux femmes peine à prendre forme et se perd dans les méandres de l’administration. « Certes beaucoup d’efforts ont été déployés afin de promouvoir les droits de la femme, mais demeurent insuffisants en l’absence d’une loi protégeant la femme contre les diverses formes de violence », a déploré cette activiste féministe. Et d’ajouter : «Nous en avons assez des rafistolages entrepris par-ci par-là et appelons fermement à une refonte du Code pénal». En effet, les cas de violence ne se comptent plus et la presse en fait des choux gras. Une réalité que confortent les résultats d’enquêtes et de rapports qui indiquent, chiffres à l’appui, que le pourcentage des femmes violentées ne cesse d’augmenter. Bon nombre d’entre elles se trouvent acculées à subir ce calvaire vu les conditions de précarité qui sont les leurs. Outre les souffrances corporelles, il en est d’autres, d’ordre moral, qui sont difficiles à panser. C’est ce qui a fait dire à Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU :”La violence contre les femmes est une violation terrible des droits de l’Homme, une menace mondiale, une menace pour la santé publique et un outrage à la morale”.  Il  a réitéré également le ferme engagement de l’organisation internationale pour mener à bien l’effort global de lutte contre la violence et  a rappelé que les Etats membres de l’ONU ont la responsabilité de faire en sorte que le droit des femmes à vivre sans violence devienne “une réalité”.
Selon l’entité ONU-femmes, un organe créé dans le but de promouvoir la parité et l’autonomisation des femmes, plus de 70% des femmes dans le monde ont été confrontées au cours de leur vie à une forme de violence. Il faut rappeler à cet égard que près de 140 millions de femmes et de filles ont souffert de mutilations génitales et des millions d’autres ont été victimes de trafic d’êtres humains, précise la même source.
Des chiffres qui font froid dans le dos et qui se passent de tout commentaire.

Nezha Mounir
Lundi 18 Mars 2013

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