Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Pour avoir une bonne mémoire, dormir d’une seule traite




Le sommeil est essentiel à une bonne santé physique ainsi qu'à l'apprentissage, mais une nouvelle étude, publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (revue en ligne recensant les travaux de l’Académie nationale des Sciences), met en avant l’existence de liens entre la mémoire et le fait d’avoir un sommeil ininterrompu, rapporte BBC News.
Dormir profondément est nécessaire à l'évaluation des priorités de la journée à venir, mais en ce qui concerne la mémoire, c’est le caractère continu du sommeil qui aurait une influence.
Asya Rolls et son équipe, de l’université de Stanford, ont mené une étude sur des souris en utilisant l’optogénétique, une technique consistant à modifier certaines cellules de telle sorte qu’elles puissent être contrôlées par la lumière. Il s’agit ici des cellules qui jouent un rôle entre le passage de l’état endormi à l’état éveillé. Par l’envoi de pulsations lumineuses vers ces cellules, le sommeil de certaines souris a pu être perturbé, sans affecter sa durée ou sa qualité.
Les résultats ont montré qu’entre deux objets, une souris ayant eu un sommeil fragmenté avait plus de mal à reconnaître celui qui lui était familier qu’une souris ayant eu un sommeil ininterrompu.
Ainsi, Neil Stanley, un expert du sommeil, explique: «Pendant la journée, on accumule des souvenirs (…) A un moment donné, nous devons faire le tri en “verrouillant” certaines informations dans notre mémoire; et ce processus se fait lorsque l’on dort profondément. C’est pourquoi tout ce qui affecte le sommeil aura un impact sur ce processus, de façon positive ou négative.»
Le sommeil et l’emmagasinement des souvenirs est donc un processus et le fragmenter impliquerait que l’individu «[doive] reprendre le processus à zéro», souligne Paul Shaw, chercheur en neurosciences à l’université Washington de St Louis, dans la revue Science News.
L’étude établit des liens entre certaines pathologies, comme l’alcoolisme et l’apnée nocturne, et la continuité du sommeil:  «Les personnes atteintes de pathologies ayant attrait à la mémoire, comme la maladie d’Alzheimer ou d’autres déficits cognitifs liés à l’âge, sont affectées par des troubles de la continuité du sommeil.»
Néanmoins, la nature de ces liens reste inconnue. Est-ce la discontinuité du sommeil qui est un facteur de développement de ces maladies, ou l’inverse? Dans tous les cas, «un temps minimum de sommeil ininterrompu est nécessaire à la consolidation de la mémoire», concluent les chercheurs.

Libé
Jeudi 4 Août 2011

Lu 1182 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs